Ermedin Demirovic brille pour l'anniversaire du VfB Stuttgart
Ermedin Demirovic fête l’anniversaire de Stuttgart avec un triplé de patron
Pour ses 133 ans, le VfB Stuttgart ne pouvait rêver meilleur maître de cérémonie. Sous les projecteurs de la MHP Arena, Ermedin Demirovic a offert un cadeau XXL : un triplé, une victoire 3-1 face à Viking FK et une entrée en matière idéale dans la phase de ligue de la Champions League.
Au coup d’envoi, pourtant, Stuttgart bafouille. Un début timide, quelques transmissions imprécises, un stade qui attend. Puis le match bascule au bout de 20 minutes.
Douze minutes, trois buts, un récital
La première banderille porte déjà la signature Demirovic. L’attaquant bosnien se glisse dans le dos de la défense, profite d’une passe subtile d’Angelo Stiller et pousse le ballon au fond. Simple, clinique. Stuttgart respire, la MHP Arena explose.
Le souffle retombe presque aussitôt. Deux minutes plus tard, Zlatko Tripic profite d’un contre parfaitement mené par Viking FK pour égaliser. Un coup de froid. Les Norvégiens rappellent qu’ils ne sont pas venus pour admirer le décor.
La réponse de Demirovic est brutale. Et fulgurante.
Servi une première fois par Deniz Undav, il ajuste sa frappe sous la barre, trouvant le toit du but avec une précision chirurgicale. Puis, dans la foulée, le duo se reforme : Demirovic contrôle dans la surface, calme absolu, toucher sûr, et termine son œuvre avec une sérénité d’attaquant en pleine confiance. Douze minutes, trois buts. Le match est plié avant la pause, la soirée lui appartient déjà.
Un triplé, mais pas d’euphorie
À la sortie du terrain, Demirovic savoure, sans s’enflammer. Il souligne le poids de ces trois points inauguraux, insiste sur la satisfaction de justifier le statut de favori, mais garde le regard fixé sur ce qui doit encore s’améliorer.
Car Viking FK n’a jamais totalement disparu. Surtout après la pause. Les Norvégiens trouvent des espaces en transition, piquent sur quelques contres qui font grincer les tribunes. Des « moments de souci », comme le reconnaît l’attaquant, lucide sur les failles défensives de son équipe lorsque le bloc se désarticule.
Sebastian Hoeness tient le même discours. Le coach voit son plan offensif validé, mais réclame davantage de rigueur dans les transitions défensives. Demirovic relaie ce message : ce Stuttgart-là a frappé fort, mais sait qu’il devra se montrer plus compact lorsque le niveau montera encore dans cette phase de ligue.
Stuttgart gère, Undav vendange, mais l’essentiel est fait
La seconde période ressemble à un contrôle maîtrisé, sans être totalement serein. Stuttgart tient le ballon, impose le rythme, étouffe progressivement les velléités de Viking FK. Les occasions se présentent pour alourdir la note.
Deniz Undav, très actif et double passeur pour son partenaire d’attaque, manque toutefois plusieurs balles de 4-1 en fin de rencontre. Des opportunités gâchées qui n’auront pas de conséquence, tant les hommes de Hoeness verrouillent les dernières minutes avec une maturité certaine.
Au coup de sifflet final, le tableau d’affichage raconte une histoire simple : 3-1, trois buts de Demirovic, trois points pour lancer la campagne européenne. Mais derrière les chiffres, un message clair : Stuttgart possède un buteur en état de grâce, capable de faire basculer un match en quelques actions, et une équipe encore perfectible dans l’équilibre, mais déjà dangereuse.
La soirée anniversaire se termine dans les chants et les sourires. La vraie question, désormais, n’est plus de savoir si Stuttgart est prêt pour la Champions League. Elle est de savoir jusqu’où ce VfB, porté par un Demirovic clinique, peut aller dans cette nouvelle ère européenne.




