logo

Enzo Maresca s'adapte avant le derby de Manchester

Enzo Maresca refuse la polémique avant le derby : « Ça arrive, il faut s’adapter »

Le calendrier offre deux jours de repos supplémentaires à Manchester City avant le derby de dimanche, mais Enzo Maresca n’a aucune envie d’allumer l’étincelle. Pas de guerre des mots, pas de sous-entendus sur un supposé avantage. Juste une idée fixe : s’adapter.

Mardi soir, City est allé s’imposer 2-0 sur la pelouse de Porto en Ligue des champions. Quarante-huit heures plus tard, Manchester United corrigeait Sabah 4-0, avec un coup d’envoi bien plus tardif. Résultat : Michael Carrick et ses joueurs abordent le choc avec deux jours de récupération en moins.

Un détail ? Pas vraiment, à ce niveau. Mais Maresca refuse d’en faire une histoire.

Maresca rappelle le précédent Arsenal

Le technicien italien n’a pas eu besoin de fouiller bien loin dans la mémoire du club pour relativiser la situation. Il a immédiatement ressorti l’exemple de la saison dernière.

À l’époque, City se préparait à affronter Arsenal après une semaine tout aussi déséquilibrée : les Gunners avaient joué dès le mardi après-midi sur la pelouse de l’Athletic Club, tandis que City avait dû attendre le jeudi soir (20h00 BST) pour défier Napoli. Deux jours de moins dans les jambes, cette fois pour les Skyblues.

« Le club m’a dit que c’était arrivé exactement pareil l’an dernier, quand le club a joué Napoli et ensuite, après deux jours, Arsenal », a rappelé Maresca au micro de BBC Sport. « Parfois, ça arrive dans le football. Je n’ai aucun doute que Man United sera prêt. L’essentiel, c’est de s’adapter. »

À l’époque, Pep Guardiola avait choisi l’ironie, expliquant qu’il emmenait ses joueurs « faire de la randonnée en montagne » pour préparer le déplacement à l’Emirates Stadium. Maresca, lui, coupe court au folklore. Le calendrier est ce qu’il est, et il ne compte pas en faire un bouclier.

Un calendrier sous pression permanente

L’Italien sait pourtant que la pression sur les organismes ne fait qu’augmenter. La nouvelle formule de la Ligue des champions impose désormais deux matches supplémentaires en phase de groupes avant la fin janvier. Les clubs anglais, eux, doivent encore composer avec la Carabao Cup, qui s’invite au milieu de ce marathon.

City recevra Norwich au troisième tour jeudi prochain. United jouera Brighton la veille à Old Trafford. Un enchaînement qui ne laisse presque aucun répit, même pour les effectifs les plus fournis.

Maresca ne se cache pas derrière cette réalité, il la constate, presque fataliste, mais sans plainte : « Je pense que ça arrive et qu’il faut s’adapter », insiste-t-il. « C’est arrivé l’an dernier avec nous, cette saison avec eux, la saison prochaine ce sera une autre équipe. »

Pas de théorie du complot. Pas de sous-entendu sur un traitement de faveur. Juste l’idée que le balancier finit toujours par revenir au centre.

Interrogé sur l’état d’esprit de Michael Carrick face à cette situation, Maresca se dérobe poliment : « Ça, c’est une question pour Michael. La seule chose que je peux dire, c’est que c’est arrivé et qu’il faut s’adapter. »

Premier derby pour Maresca, City déjà lancé

Derrière ce discours maîtrisé, un autre enjeu se dessine : ce derby sera le tout premier de Maresca sur le banc de Manchester City. Et il l’aborde avec une équipe déjà lancée à pleine vitesse.

Trois matches de Premier League, trois victoires. City a démarré la saison comme une machine bien huilée. En face, United n’a récolté que quatre points sur neuf possibles. Un début de campagne poussif, qui place déjà Carrick sous observation avant ce rendez-vous brûlant.

Maresca, lui, ne tombe pas dans le piège du classement précoce ni de la forme du moment. Il connaît la portée de ces 90 minutes, au-delà des chiffres.

« C’est très important pour différentes raisons », explique-t-il. « On sait à quel point un derby est important, surtout ici. C’est un match spécial. »

Pas besoin d’en rajouter. Manchester respire ce duel, le vit toute la semaine, le dissèque toute la saison.

L’Italien résume sa ligne de conduite en une phrase, simple, tranchante : « La chose la plus importante que nous puissions faire, c’est essayer d’être nous-mêmes, et ensuite on verra le résultat final. »

Pas de calcul sur les jours de repos, pas d’excuse préparée. Juste une conviction : dans un derby, les discours sur le calendrier disparaissent dès le premier duel gagné, la première faute sifflée, le premier but marqué.

Dimanche, ce ne sera plus une question de jours. Ce sera une question de ville.