Échange NBA : Finney-Smith aux Hawks, Hield et Nembhard aux Hornets
À quelques jours de l’ouverture des camps d’entraînement, la NBA rappelle qu’elle ne dort jamais. Même pour un deal qualifié de « mineur », même entre rivaux de division.
Selon une personne au fait direct des négociations, les Charlotte Hornets envoient Dorian Finney-Smith aux Atlanta Hawks, qui cèdent en retour Buddy Hield et Ryan Nembhard. L’accord, conclu mardi 22 septembre, n’avait pas encore été officialisé au moment où l’information a filtré, la source ayant requis l’anonymat.
Finney-Smith, pari défensif pour Atlanta
À 33 ans, Dorian Finney-Smith traîne une réputation claire : ailier 3-and-D capable de défendre plusieurs postes et d’écarter le jeu. Mais la dernière saison a sérieusement érodé cette image.
Sous le maillot des Houston Rockets, il a signé ses pires chiffres en carrière : 3,3 points, 2,5 rebonds, 33,3 % aux tirs, seulement 27 % à trois points, en 37 rencontres. Des statistiques qui contrastent brutalement avec le profil attendu d’un spécialiste du tir longue distance et de la défense sur l’aile.
Charlotte l’avait pourtant récupéré en juillet, dans un simple échange contre des considérations financières. Deux mois plus tard, l’expérience prend déjà fin. Les Hornets n’auront jamais vraiment tenté l’aventure avec lui.
Pour Atlanta, le calcul est différent. La franchise mise sur un vétéran qui connaît les missions de rôle player en profondeur de rotation, capable de coller aux meilleurs extérieurs adverses. Si le tir revient à un niveau correct, le profil colle parfaitement à une équipe qui cherche à durcir son identité défensive sans bouleverser sa hiérarchie offensive.
Les Hornets doublent la mise sur le tir
Du côté de Charlotte, ce trade s’inscrit dans une ligne claire : ajouter du shoot, encore et toujours. La franchise de la Southeast Division récupère deux arrières, deux menaces extérieures, deux profils qui peuvent dynamiser une attaque parfois trop prévisible.
Buddy Hield, 33 ans lui aussi, reste l’un des snipers les plus constants de la ligue. Sur l’ensemble de sa carrière, il tourne à 39,5 % derrière l’arc. Une valeur sûre, un joueur qui oblige les défenses à rester collées à lui deux pas derrière la ligne. À Atlanta, il n’a pourtant jamais trouvé sa place.
Arrivé en février dans un deal qui avait notamment vu Jonathan Kuminga poser ses valises chez les Hawks et Kristaps Porziņģis rejoindre les Golden State Warriors, Hield n’a pas réussi à s’imposer dans la rotation. Trop de concurrence, trop peu de minutes, pas le bon contexte. Le tir, lui, ne disparaît pas. À Charlotte, l’espace sur le périmètre lui sera offert, presque par nécessité.
L’autre pièce de l’échange intrigue davantage. Ryan Nembhard, frère cadet d’Andrew Nembhard (Indiana Pacers), sort d’une saison où il a été propulsé titulaire à la mène chez les Dallas Mavericks, le temps que Kyrie Irving se remette d’une rupture du ligament croisé antérieur. Un baptême du feu à haute pression, dans une équipe taillée pour les playoffs, qui lui a offert une accélération express dans son apprentissage du poste.
Charlotte récupère donc un jeune meneur déjà confronté à la responsabilité de diriger une attaque NBA, même par intérim. Un profil intéressant dans un backcourt en construction, entre talents installés, promesses et incertitudes physiques.
Un échange discret, des enjeux bien réels
Sur le papier, l’accord ne bouleversera pas les cotes pour le titre. Pas de superstar, pas de choix de draft clinquants, pas de conférence de presse en grande pompe. Pourtant, ce type de mouvement façonne les rotations, les identités et parfois les saisons.
Atlanta ajoute un vétéran défensif pour encadrer son noyau et stabiliser les ailes. Charlotte récupère un shooteur d’élite et un jeune meneur déjà exposé à la pression du très haut niveau.
Les camps d’entraînement vont rapidement donner le ton : simple ajustement de fond de banc, ou petite pièce du puzzle qui change la physionomie d’une rotation sur 82 matchs ?




