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David Warner rejoint Kathmandu Gorkhas en Nepal Premier League

David Warner n’a pas rangé sa batte bien longtemps. À 39 ans, quelques semaines après la fin de sa carrière internationale, l’icône australienne s’offre un nouveau décor : les montagnes du Népal. Il rejoindra Kathmandu Gorkhas pour la troisième saison de la Nepal Premier League, dont le coup d’envoi sera donné le 26 octobre au TU International Cricket Ground, à Katmandou.

Un coup de projecteur mondial pour Kathmandu Gorkhas

L’information, révélée par le Kathmandu Post, fait déjà du bruit bien au-delà de la vallée. Kathmandu Gorkhas a officialisé Warner comme troisième joueur étranger de l’effectif, après plusieurs jours de teasing savamment orchestré sur les réseaux du club. Une signature de poids, même si la franchise n’a pas encore précisé combien de matches l’Australien disputera dans le tournoi.

Pour une ligue encore jeune, attirer l’un des plus grands batteurs de l’ère moderne ressemble à un tournant. C’est un nom qui change l’échelle d’un championnat. Un nom qui attire les caméras, les sponsors, les foules.

Warner séduit par la passion népalaise

Dans une vidéo diffusée par Kathmandu Gorkhas, Warner apparaît souriant, déjà impliqué. Il dit sa joie de rejoindre l’équipe et va plus loin : il espère que la Nepal Premier League offrira un peu de joie et un motif de rassemblement à un pays passé par une période difficile.

Il explique aussi avoir beaucoup entendu parler de la ferveur des supporters népalais, de cette passion pour le cricket nichée au pied de l’Himalaya, et veut désormais la vivre de l’intérieur, sur le terrain, face aux tribunes pleines.

L’accueil est à la hauteur du personnage. L’ancien capitaine de la sélection népalaise, Paras Khadka, a salué son arrivée dans un message relayé lors de l’annonce du club. Le directeur exécutif de Kathmandu Gorkhas, Anubhav Swar Sirohiya, a confié au Kathmandu Post que les négociations avaient duré plusieurs mois. Le dossier n’a pas été une impulsion de dernière minute : c’était une cible prioritaire, travaillée patiemment jusqu’à la signature.

Un géant du jeu en fin de carrière, mais encore très bankable

Warner a tiré sa révérence internationale après la défaite de l’Australie contre l’Inde en Super 8 de la T20 World Cup 2024. La fin d’un immense chapitre. Il quitte la scène mondiale en restant le meilleur marqueur australien de l’histoire en T20I, avec 3 277 runs en 110 rencontres.

Ses chiffres en disent long sur l’ampleur du joueur : 112 Test matches pour 8 786 runs, 161 ODI pour 6 932 runs. Avec l’Australie, il a empilé les trophées majeurs : deux Coupes du monde ODI (2015 et 2023), la T20 World Cup 2021 et la World Test Championship 2021–2023. Un palmarès qui s’impose dans n’importe quel vestiaire, dans n’importe quelle ligue.

Sur le circuit des ligues franchisées, Warner reste une référence. En Indian Premier League, il a porté les couleurs de Sunrisers Hyderabad et Delhi Capitals. En 2016, il a mené Sunrisers Hyderabad au titre en tant que capitaine. En 184 matches d’IPL, il a inscrit 6 565 runs et décroché trois fois l’Orange Cap de meilleur marqueur de la saison. Une régularité de métronome, une agressivité de puncheur.

Un pari sportif et symbolique pour le Népal

Pour Kathmandu Gorkhas, l’arrivée de Warner, même sur un nombre de matches encore inconnu, est un pari gagnant avant même la première balle. Sportivement, il apporte des runs, de l’expérience, un sens aigu des grands rendez-vous. Mais l’impact dépasse la seule feuille de match.

Sa présence peut attirer de jeunes talents, faire grimper le niveau d’exigence dans les vestiaires, et surtout braquer les projecteurs internationaux sur la Nepal Premier League. Pour le public népalais, habitué à suivre Warner à la télévision lors des grandes compétitions, le voir débarquer au TU International Cricket Ground aura un parfum d’exception.

La question n’est plus de savoir si ce recrutement est un coup médiatique réussi. Elle est de voir jusqu’où la Nepal Premier League peut grimper maintenant qu’une star du calibre de David Warner a choisi de venir frapper ses derniers grands coups au pied de l’Himalaya.