Damian Jones rejoint le Real Madrid : un pivot prometteur
Le Real Madrid frappe encore fort sur le marché estival. Damian Jones, ancien choix de premier tour et double champion NBA avec les Golden State Warriors, débarque dans la capitale espagnole avec un contrat jusqu’en 2027 et l’ambition claire de s’imposer au plus haut niveau européen.
Le pivot sort tout juste d’un titre à Porto Rico avec les Bayamón Cowboys. Une parenthèse réussie loin de la NBA qui lui a ouvert une nouvelle porte, celle de l’un des clubs omnisports les plus puissants de la planète. Le club madrilène a officialisé sa signature après qu’il a passé avec succès la visite médicale à l’hôpital universitaire Sanitas La Moraleja.
De la baie de San Francisco à Madrid
Choisi en 30e position de la Draft 2016 après trois saisons solides avec Vanderbilt, Damian Jones arrive en NBA dans le sillage d’une dynastie. À Golden State, il découvre la ligue dans l’ombre des stars, mais avec deux bagues au bout des doigts. Son temps de jeu reste limité au début : 25 matches en deux saisons, 1,8 point de moyenne, mais une adresse déjà très propre.
La saison 2018-2019 lui offre enfin une vraie fenêtre. Steve Kerr le lance dans le cinq de départ à 22 reprises sur 24 matches. Jones répond avec 5,4 points, 3,1 rebonds et une incroyable réussite de 71,6 % aux tirs. Un profil clair : finisseur au cercle, grand gabarit mobile, parfait pour rouler vers le panier aux côtés de shooteurs d’élite.
La suite devient plus agitée. Atlanta, Phoenix, Los Angeles, Sacramento, Utah, puis Cleveland : Jones enchaîne les destinations, souvent dans un rôle de pivot de rotation. Sa dernière campagne NBA, en 2023-2024 avec les Cleveland Cavaliers, se termine avec 39 matches joués, 2,7 points, 1,6 rebond et près de 60 % de réussite. Efficace, mais jamais installé.
Malgré ses deux titres, il ne parvient pas à se fixer dans une franchise. C’est hors des projecteurs américains qu’il retrouve de l’air et un titre, à Bayamón, jusqu’à attirer l’œil du géant madrilène.
Un frontcourt déjà chargé, mais une place à prendre
Le Real Madrid n’a pas chômé cet été. L’effectif est dense, le secteur intérieur encore plus. Jones arrive pourtant avec un statut clair : celui d’un candidat sérieux au poste de pivot titulaire pour la prochaine saison d’EuroLeague 2026-2027.
Le club parle d’un contrat d’un an, avec une option allant jusqu’en 2027, et d’un joueur qui doit immédiatement s’intégrer à une rotation de très haut niveau. Son profil colle parfaitement au basket européen moderne : grand, puissant, capable de courir le terrain et de conclure près du cercle sans consommer de ballons.
Il rejoint un vestiaire déjà habitué aux anciens de NBA. Facundo Campazzo, Max Shulga, Theo Maledon et d’autres encore ont goûté au jeu nord-américain avant de revenir briller sur le Vieux Continent. Jones s’inscrit dans cette lignée : un joueur façonné par la NBA qui vient apporter un mélange d’expérience, de physique et de rigueur à un effectif taillé pour les titres.
Une nouvelle scène pour un champion en quête de rôle
Damian Jones n’a jamais été une star aux États-Unis. Il a été un rouage, un rôle précis dans des équipes ambitieuses, sans jamais devenir indispensable. L’Europe lui offre autre chose : la possibilité de devenir une pièce centrale, dans un club qui joue le titre chaque année en EuroLeague comme en championnat.
À Madrid, la pression sera différente, mais tout aussi lourde. Chaque possession compte, chaque déplacement en EuroLeague est un test, chaque printemps se joue sur des détails. Pour un pivot comme Jones, la marge d’erreur est mince, mais la récompense immense.
Pendant que son ancienne franchise, les Golden State Warriors, s’interroge sur l’avenir de Stephen Curry et la fin possible d’une ère, Jones ouvre un nouveau chapitre de la sienne. Deux bagues NBA en poche, un titre à Porto Rico, et désormais le maillot blanc du Real Madrid sur les épaules.
La question n’est plus de savoir s’il a sa place en Europe. Elle est de voir jusqu’où il peut pousser ce Real Madrid déjà armé jusqu’aux dents, dans une EuroLeague où chaque centimètre sous le cercle peut faire basculer une saison.




