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CSK et Dhoni : Pouvoir et Influence au-delà des Parts

Les rumeurs ont enflé, comme souvent dès qu’il s’agit de Mahendra Singh Dhoni et de Chennai. L’ancien capitaine aurait voulu acheter une part significative de la franchise Chennai Super Kings, et la direction aurait refusé ses conditions. L’histoire est belle, presque trop. Elle ne résiste pourtant pas aux démentis venus de l’intérieur du club.

Un haut responsable de CSK a été catégorique : le sujet n’a jamais été mis sur la table avec Dhoni. « MS ne nous a jamais parlé de ça. Nous n’avons jamais discuté de cette question. Nous n’avons pas non plus d’information sur une éventuelle discussion avec Mr N Srinivasan », affirme ce dirigeant. Rideau, du moins officiellement.

Dhoni actionnaire, mais à la marge

Cela ne signifie pas que Dhoni soit totalement absent du capital de la franchise qu’il a façonnée sur le terrain. À Chennai, on confirme qu’il a bien acquis des actions lorsque l’occasion s’est présentée. Les titres de CSK ne sont pas cotés en bourse, la société n’étant pas listée. Ils circulent en coulisses, via des transactions de gré à gré. Dhoni s’y est invité discrètement.

Les informations disponibles évoquent un peu plus d’un lakh d’actions à son nom. Un chiffre qui peut impressionner isolément, mais qui se réduit à presque rien face à la structure globale de l’actionnariat. Plus de 30 crores d’actions en circulation sont détenues par le public, soit près de 40 % du capital total. Dans cette mer de titres, la participation de Dhoni n’est qu’une goutte.

Le cœur du pouvoir reste ailleurs. La famille Srinivasan conserve une mainmise écrasante sur la franchise, avec plus de 55 % des parts. La gouvernance, les grandes orientations, la stratégie à long terme : tout remonte à ce noyau dur.

Financièrement, la mise de Dhoni reste symbolique à l’échelle de sa carrière. En se basant sur la valorisation actuelle d’une équipe d’IPL – la dernière franchise vendue a dépassé les 16 600 crores de roupies – la valeur de sa participation serait estimée entre 2,6 et 3 crores. Une somme importante pour le commun des mortels, mais modeste pour un joueur dont la fortune globale tourne autour de 1 200 crores, construite sur 21 ans de carrière internationale, de saisons d’IPL et de contrats commerciaux.

Son influence, elle, ne se mesure pas en pourcentage de capital. Elle se lit dans les décisions sportives qui comptent.

Un Dhoni sans brassard, mais toujours au centre du jeu

Dhoni n’a plus le capitanat. Il n’a pas joué une seule rencontre la saison passée. Pourtant, à Chennai, rien ne se décide vraiment sans lui. Son ombre plane sur les réunions, ses avis pèsent sur les discussions, sa vision continue de structurer le projet sportif.

La preuve la plus concrète : le choix du prochain entraîneur principal. La direction de CSK a décidé d’attendre son retour avant de trancher. Pas par politesse. Par nécessité. Dans cette franchise, le banc doit parler la même langue que Dhoni, comprendre ses codes, s’aligner sur sa lecture du jeu et du vestiaire.

Actuellement aux États-Unis, Dhoni est attendu autour du 22 septembre. Ce n’est pas une simple date de retour de vacances. C’est un jalon pour la suite de CSK.

Le futur coach au cœur d’un jeu d’influences

La direction de Chennai prévoit de se réunir à ce moment-là pour avancer sur le dossier du coach, puis enchaîner sur les transferts et les échanges. Officiellement, les dirigeants répètent qu’aucun nom n’a été arrêté. Officieusement, les choses se précisent.

Des sources indiquent qu’un candidat étranger a été ciblé. Un profil qui discuterait également avec une autre franchise d’IPL. Le temps presse, la concurrence est réelle, mais CSK préfère attendre la parole de Dhoni plutôt que de se précipiter.

Toute la clarté est attendue à son retour, lorsqu’il s’assiéra avec les décideurs de la franchise. Les parts qu’il détient dans le capital sont minimes. Le poids de sa voix, lui, reste colossal. Dans cette équipe, Dhoni n’a peut-être pas le contrôle de la majorité des actions, mais il détient encore l’actif le plus précieux : la direction sportive de l’ère post-capitanat.