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Cristiano Ronaldo et son ultime campagne en AFC Champions League Elite

Cristiano Ronaldo s’apprête à entamer ce qui ressemble de plus en plus à son ultime campagne en AFC Champions League Elite 2026-27. À 41 ans, le buteur d’Al-Nassr ne le cache plus : il veut soulever le grand trophée asiatique avant de refermer le livre d’une carrière déjà légendaire. Il lui manque ce titre. Et il sait que le temps ne joue plus pour lui.

Postecoglou joue la montre avant Al Ain

Avant de plonger dans la bataille continentale, Al-Nassr doit d’abord négocier la 7e journée de Saudi Pro League face à Al-Khaleej, samedi. Un match qui arrive au mauvais moment pour les organismes, à trois jours de l’ouverture de la campagne asiatique contre Al Ain, le 15 septembre.

Ange Postecoglou ne prendra pas de risques. L’entraîneur devrait largement faire tourner et réduire le temps de jeu de ses cadres. L’idée est claire : protéger les jambes qui feront la différence en AFC Champions League Elite. Ronaldo en tête, évidemment.

Dans ce contexte, chaque minute économisée compte. Le championnat sert de sas de décompression avant le vrai test : retrouver Al Ain, le bourreau de 2023-24, sur la scène continentale.

Coman, de la table de soins à l’espoir de retour

Une bonne nouvelle vient toutefois éclairer la préparation d’Al-Nassr. Touché aux ischio-jambiers lors du récent duel face à Al-Ittihad, Coman a d’abord fait craindre une absence prolongée. L’ailier français a ressenti une gêne qui, dans ce type de saison, peut tout gâcher.

Les examens ont rassuré tout le monde. L’IRM a confirmé une simple déchirure légère. Pas de longue indisponibilité, pas de coup d’arrêt majeur. Selon le média saoudien Arriyadiyah, le staff médical d’Al-Nassr envisage même de le déclarer apte à temps pour le choc contre Al Ain.

Pour l’instant, Coman poursuit son protocole de récupération au centre d’entraînement. Le verdict est déjà tombé pour ce week-end : il ne sera pas du déplacement face à Al-Khaleej. Pas de risque inutile, pas de précipitation. Tout est calibré pour mardi.

Un début de saison frustrant, mais un rôle clé

Sur le plan statistique, le début d’exercice de Coman frôle la frustration : six apparitions, aucun but, aucune passe décisive. Les chiffres sont secs, et ils ne plaident pas pour lui.

Mais le jeu raconte autre chose. Ses prises de balle en un-contre-un, sa capacité à isoler son vis-à-vis sur le côté, son service dans la surface restent des armes essentielles dans le dispositif offensif d’Al-Nassr. Aux côtés de Ronaldo, il étire les défenses, ouvre des couloirs, crée ces micro-espaces qui transforment une demi-occasion en tir cadré.

Dans une équipe bâtie pour dominer le continent, l’impact de Coman ne se mesure pas seulement au tableau des buteurs. Il se mesure aux doutes qu’il sème chez les défenseurs adverses.

Le poids de l’histoire sur les épaules de Ronaldo

En Europe, Ronaldo a gagné un surnom qu’il traîne comme un étendard : « Mr. Champions League ». Cinq titres, des nuits renversantes, des buts à la pelle. Aujourd’hui, c’est un autre continent, une autre compétition, mais la même obsession.

Avec Al-Nassr, il s’apprête à disputer sa troisième campagne asiatique. Sa première saison pleine, en 2023-24, s’était terminée dans une douleur froide : élimination en quarts de finale, aux tirs au but, face à Al Ain, futur champion. Ronaldo avait pourtant répondu présent, avec six buts et deux passes décisives en neuf rencontres.

La saison suivante, il a encore haussé le ton : huit buts en huit matchs. Individuellement, rien à redire. Collectivement, nouveau mur. Cette fois, c’est Kawasaki Frontale qui a stoppé la marche d’Al-Nassr en demi-finale, au terme d’un 3-2 cruel.

Deux campagnes, deux éliminations au pied de la finale. Des chiffres brillants, mais aucun trophée à brandir. Pour un joueur de ce calibre, c’est une anomalie.

Une dernière danse à gagner

Ronaldo a laissé entendre que cette saison pourrait être la dernière de sa carrière professionnelle. Cette phrase change tout. Chaque rencontre prend des allures de compte à rebours. Chaque campagne devient un « maintenant ou jamais ».

Dans ce décor, la perspective de retrouver un Coman opérationnel pour défier Al Ain prend une dimension stratégique. L’un attire les défenses, l’autre les déchire sur les côtés. Ensemble, ils peuvent offrir à Al-Nassr ce mélange de puissance et de percussion qui avait manqué dans les moments décisifs des saisons précédentes.

Al-Khaleej ne sera qu’une étape, un passage obligé à gérer avec prudence. Le vrai jugement commencera mardi, quand Ronaldo, peut-être pour la dernière fois sur la grande scène asiatique, entrera sur la pelouse avec l’AFC Champions League Elite en ligne de mire.

La question n’est plus de savoir s’il peut encore faire la différence. Elle est de savoir si, pour son ultime campagne, le destin acceptera enfin de lui ouvrir la porte du trône asiatique.