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Cortes domine Magsayo lors d'un combat physique

À la T-Mobile Arena, la soirée principale a démarré dans un drôle de silence. Quarante-cinq minutes de retard, des tribunes encore clairsemées, et soudain, enfin, l’ouverture du bal : Cortes contre Magsayo. Il n’a pas fallu longtemps pour comprendre qui imposerait sa loi dans ce combat rugueux, souvent brouillon, mais terriblement physique.

Cortes impose le ton dès l’entame

Dès le premier round, Cortes brise la garde avec un crochet du gauche propre, sec, comme pour marquer son territoire. Il ajoute un joli lead hook, pendant que Magsayo, trop pressé, envoie deux grosses frappes dans le vide. L’intention est là chez le Philippin, il avance, cherche à mettre la pression, mais Cortes gère, recule, contre, lit parfaitement les trajectoires.

Magsayo trouve tout de même un uppercut à l’intérieur, avant de se faire noyer sous une première rafale de Cortes au corps à corps. Le Mexicain le bouscule, l’oblige à le saisir pour respirer. Magsayo parvient à le cueillir avec un crochet en marche avant, mais Cortes répond avec un direct du droit en lead, puis un autre, propre, en pleine cible. Magsayo finit le round en retard. 10-9 Cortes. Le ton est donné.

Magsayo réagit, mais vacille déjà

Au deuxième round, Magsayo tente de réduire l’écart d’entrée. Il avance, essaie la combinaison, mais le début de reprise reste timide. Cortes travaille sur la garde, envoie une combinaison qui claque sur les bras, puis trouve deux gauches à l’intérieur. Là, la différence physique saute aux yeux : Cortes balade Magsayo, le pousse, l’emmène dans les coins.

Les crochets gauches de Magsayo sont lus, bloqués. Il réussit tout de même à passer un jab, puis un uppercut au cœur de l’échange. Il tente de s’accrocher pour casser le rythme, mais se retrouve bousculé au sol. Magsayo termine pourtant mieux, relève la tête de Cortes avec quelques frappes nettes en fin de round. L’activité et la réaction lui valent la reprise : 10-9 Magsayo, 19-19 sur la carte.

Premier tournant : un knockdown contesté

Le troisième round bascule sur un détail. Magsayo commence bien, place un long crochet du gauche. Cortes reprend aussitôt le contrôle, repart en avant, impose sa marche. Magsayo trouve un bon coup au corps, mais s’expose. Cortes répond par une série de trois droites à l’intérieur, puis revient encore avec un droit abattu en cloche. Il ajoute un uppercut du gauche pour varier.

Magsayo tente le crochet au corps, cherche à mordre dans la distance. Puis survient la scène clé : accroché à Cortes, il se retrouve projeté au sol. Le coup propre ne semble pas net, la chute ressemble plus à un poussé qu’à un véritable knockdown. Pourtant, l’arbitre compte. 10-8 Cortes, qui prend le large, 29-27. Le combat, lui, devient de plus en plus sale, haché, âpre.

Le physique de Cortes fait craquer Magsayo

Au quatrième, Magsayo veut revenir, mais Cortes l’épuise. Il le suit, le harcèle, le travaille dans chaque recoin du ring. Les deux hommes se retrouvent constamment collés. Cortes le bouscule, le fait plier, l’oblige à se jeter presque au sol pour se soulager du poids adverse.

Magsayo essaie de tenir le rythme, répond, relève la tête de Cortes par séquences, mais doit dépenser une énergie folle pour simplement le garder à distance. Le Mexicain, lui, déclenche par salves, impose un combat de tranchées. 10-9 Cortes, 39-35. L’écart se creuse, et la fatigue commence à se lire sur le visage de Magsayo.

Les chutes se multiplient, la domination aussi

Le cinquième round enfonce le clou. Magsayo tente encore, essaye deux uppercuts du droit dans la première minute, trouve une belle droite en contre. Cortes, implacable, revient chercher l’intérieur, encore et encore. Il le marche, le déséquilibre avec un superbe droit qui le fait vaciller.

Le travail au corps s’intensifie, Cortes suit, arrose en bas. À chaque rapprochement, la même scène : Cortes plus fort, plus dense, Magsayo qui plie, qui s’écroule presque pour se débarrasser de ce poids. Puis vient la droite qui l’envoie officiellement au tapis. Deuxième knockdown du combat. Là encore, la question plane : toutes ces chutes sont-elles vraiment franches, ou le fruit d’un mélange de coups et de bousculades ? Peu importe sur la carte des juges. 10-8 Cortes, 59-55. Le fossé devient abyssal.

Cortes en patron, Magsayo sous l’orage

Dans le sixième, Cortes continue de dicter la loi. Il trouve encore la droite, impose son pressing, travaille au corps. Magsayo tente de répondre, de lâcher les mains à l’intérieur, mais se retrouve une nouvelle fois au sol, emporté par la puissance adverse et le rythme infernal.

Cortes enchaîne une superbe combinaison, nette, précise, qui vient sanctionner un Magsayo courageux mais débordé. Le Philippin essaie de rendre coup pour coup, mais la réalité est cruelle : chaque échange rapproché tourne à l’avantage du Mexicain, plus solide, plus agressif, plus lourd.

La foule, longtemps clairsemée, se réveille peu à peu devant ce combat chaotique, ponctué de chutes, de coups durs et d’actions brouillonnes. Cortes, lui, a déjà pris le contrôle de la soirée. Une question demeure : Magsayo peut-il encore trouver une réponse technique à cette domination physique, ou n’est-il condamné qu’à subir jusqu’au dernier gong ?