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City s'impose comme le leader incontesté

Louis Saha ne tourne plus autour du pot : pour lui, le patron du titre, c’est City.

Après un week-end de Premier League renversant, l’ancien attaquant de Manchester United et de l’équipe de France a clairement repositionné le curseur. Arsenal, champion en titre, vient de trébucher lourdement. City, lui, a appuyé là où ça fait mal et s’est offert un matelas en tête du classement.

City frappe fort, malgré le show Brobbey

À l’Etihad Stadium, le scénario avait tout du piège. Un match fou, ouvert, avec un visiteur en état de grâce : Brian Brobbey. L’attaquant de Sunderland a claqué un triplé, de quoi faire douter plus d’un candidat au titre.

Mais cette équipe d’Enzo Maresca a autre chose dans le ventre. City a encaissé, reculé par moments, puis répondu avec une brutalité offensive qui rappelle pourquoi elle fait peur à tout le pays. Score final : 5-3. Une victoire spectaculaire, mais surtout capitale.

Antoine Semenyo a donné le ton avec un doublé décisif. Enzo Fernandez, Rayan Cherki et Erling Haaland ont ajouté leur nom à la fête, transformant ce qui aurait pu devenir un faux pas en démonstration de puissance. Au bout du compte, trois points de plus… et trois points d’avance en tête avant la trêve internationale.

City n’a pas seulement gagné un match. Le club a imposé une impression : celle d’une équipe qui sait survivre aux tempêtes et en sortir plus forte.

Saha tranche : « Ils sont les plus forts »

Devant les caméras de Sky Sports, Louis Saha n’a pas cherché la nuance. Pour lui, le rapport de force a basculé.

« Je pense que tout le monde peut dire qu’Arsenal avait la meilleure dynamique, même s’ils l’ont perdue vers la fin de la saison dernière », a-t-il rappelé. Mais ce temps-là est passé. City, selon lui, a compris ses erreurs, s’est ajusté, tout en laissant de la place à ses jeunes joueurs.

Saha insiste sur ce qui fait, à ses yeux, la différence : un milieu de terrain d’une puissance rare, capable de mêler impact et imagination. « La combinaison de force et de créativité est énorme au milieu, donc je pense vraiment qu’ils sont les plus forts », a-t-il expliqué. Et il ne s’arrête pas au onze de départ. Il pointe aussi ce banc qui fait frémir le championnat : « Sur le banc aussi, parce que Jeremy Doku revient, c’est effrayant. »

Le message est clair : dans la course au titre, City est désormais « l’équipe à battre ».

Arsenal s’effondre à Brighton

Ce jugement tombe au pire moment pour Arsenal. La veille du festival offensif de City, les Gunners ont vécu ce qui ressemble au plus gros choc de leur saison en championnat.

Sur la pelouse bouillante de l’Amex Stadium, Brighton n’a laissé aucune prise. Arsenal, venu avec l’étiquette de champion, est reparti avec un 3-0 net, sans appel.

Pascal Gross et Charalampos Kostoulas ont frappé une première fois, puis une deuxième, dès la première période, faisant voler en éclats le plan de match londonien. Arsenal a vacillé, sans jamais vraiment se relever.

L’espoir d’un retour après la pause ? Il a tenu une heure. À la 60e minute, Chema Andres a planté le troisième but, celui qui éteint les lumières et scelle une après-midi cauchemardesque pour les hommes de Londres. Plus de réaction, plus de révolte. Juste la sensation d’un champion touché, peut-être atteint dans ses certitudes.

Une trêve qui coupe… et qui expose

La trêve internationale arrive comme un arrêt sur image. Elle donne du temps. Elle donne aussi du relief.

D’un côté, City part se reposer avec trois points d’avance et la sensation d’avoir repris la main sur la saison. De l’autre, Arsenal se retrouve face au miroir, obligé de digérer une claque et de reconstruire un élan.

Le retour à la compétition s’annonce sans filet pour les Gunners. Dans trois semaines, ils retrouveront le championnat face à Leeds, avec une équation simple : ils n’ont plus le droit à l’erreur. Le moindre point abandonné pourrait offrir à City l’occasion de creuser un écart qui commence déjà à peser.

City, lui, ne sera pas épargné par le calendrier. Enzo Maresca et ses hommes iront à Anfield défier Liverpool. Un test majeur, dans un stade où les ambitions se mesurent rarement à moitié. City y présentera son impressionnant 100 % de victoires à l’extérieur. S’il résiste à cette épreuve, le message au reste du pays sera brutal.

La trêve a figé le classement. Elle n’a pas calmé les questions. City a pris de la hauteur, Arsenal a chuté. Reste à savoir si ce week-end marquera un simple tournant… ou le moment où la course au titre a réellement changé de propriétaire.