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Carlos Alcaraz et son nouveau style au US Open

À New York, Carlos Alcaraz a rangé le spectacle… à moitié seulement.

Sur le Arthur Ashe Stadium, le champion espagnol a conservé son tank top qui affole les réseaux sociaux, mais avec une nouveauté bien visible lors de son troisième tour face au Chinois Wu Yibing : un sous-maillot blanc, comme un voile de modestie glissé sous la collaboration Nike x Travis Scott x Cactus Jack.

Depuis le début de son US Open, la tenue marron, ample et fuyante d’Alcaraz laissait régulièrement échapper une bonne partie de son torse. Les ralentis s’enchaînaient, les captures d’écran aussi. Les mèmes ont fleuri, les commentaires ironiques également, jusqu’à l’ancienne joueuse du circuit WTA Eugenie Bouchard qui lui a lancé, hilare, de « cacher son téton ».

Cette fois, le numéro un espagnol a pris les devants. Sous le débardeur, une couche supplémentaire, plus sage, plus couvrante. Et un sourire en conférence de presse pour expliquer ce virage vestimentaire après sa victoire nette 6-3, 6-4, 6-1 contre Wu.

« Je crois qu’on a un peu trop vu mes tétons ces derniers temps », a-t-il lâché en riant devant les journalistes.

Phrase simple, mais qui dit tout : Alcaraz a entendu le bruit autour de lui, et a choisi d’en jouer sans s’y perdre.

Le choix vient de lui, uniquement. Pas d’intervention du sponsor, pas de directive de l’organisation. « Je me sens vraiment bien avec un autre t-shirt en dessous. Donc je pense que je vais rester comme ça », a-t-il assuré. Décision personnelle, assumée, qui n’a en rien entamé son relâchement sur le court.

Car derrière l’anecdote vestimentaire, il y a surtout un retour au très haut niveau qui se précise. De retour après plus de quatre mois d’absence pour une blessure au poignet, Alcaraz avance sans trembler dans le tableau new-yorkais. En trois matches de simple à Flushing Meadows, il n’a concédé qu’un seul set. Le bras tient, le poignet répond, le jeu suit.

Face à Wu Yibing, la marche s’est révélée trop haute pour le Chinois. L’Espagnol a imposé son rythme, verrouillé les échanges importants, accéléré quand il le fallait. Score sec, message clair.

Prochain Tour

La suite s’annonce d’un tout autre calibre. Au prochain tour, il retrouvera l’Américain Tommy Paul, tête de série numéro 20. Un adversaire qu’il connaît par cœur. Et pour cause : il l’a déjà battu cinq fois de suite.

Alcaraz ne s’y trompe pas. « C’est un joueur vraiment talentueux, vraiment difficile à jouer », a-t-il souligné. Il n’en fait pas un simple figurant du tableau : « Je pense qu’il est vraiment dangereux pour tout le monde sur le circuit. J’ai vraiment hâte de le rejouer. »

Le décor est planté. D’un côté, un Alcaraz en reconstruction, mais déjà redoutable, qui commence à retrouver ses automatismes et son panache. De l’autre, un Paul porté par le public américain, déterminé à briser cette série noire face à l’Espagnol.

Les projecteurs continueront peut-être de s’attarder sur son débardeur, son sous-maillot et les blagues qui les accompagnent. Mais derrière la couche de coton ajoutée à son look, une chose reste parfaitement visible : à Flushing Meadows, c’est bien son tennis qui veut reprendre toute la lumière.