Calendrier 2027 de la F1 : 24 Grands Prix et 10 Sprints
La Formule 1 a levé le voile sur son calendrier 2027. Vingt-quatre Grands Prix, dix week-ends Sprint, un départ au clair de lune de Bahreïn, et un plateau qui s’étire d’Istanbul à Portimão. Le championnat ne ralentit pas. Il accélère encore.
Bahreïn lance la saison, avec déjà un Sprint
Le ton est donné dès l’ouverture : Bahreïn accueillera d’abord quatre jours d’essais de présaison du 24 au 27 février, avant d’inaugurer la saison du 12 au 14 mars. Et ce sera déjà un week-end Sprint, immédiatement suivi par l’Arabie saoudite une semaine plus tard.
La discipline assume sa densité. Pour la quatrième année de suite, 24 manches sont au programme. Le format Sprint, lui, change d’échelle : de six week-ends cette année, on passe à dix en 2027. La F1 ne se contente plus d’ajouter des dates, elle augmente l’intensité.
Australie, Japon, Chine : un début de saison à plein régime
L’Australie retrouve le rôle de troisième manche, début avril, et ne se contente pas de faire de la figuration : Melbourne accueillera aussi un Sprint. Le Japon emboîte le pas avec un autre week-end Sprint, avant que la Chine ne vienne clore un premier triple-header particulièrement musclé.
Miami conserve sa place début mai, comme point d’ancrage du calendrier nord-américain. Puis la cadence s’emballe à nouveau.
Monaco bascule à son tour dans l’ère Sprint
Canada, puis Monaco : deux nouvelles étapes Sprint à la suite. Et là, la symbolique est forte. Le tracé mythique de la Principauté, longtemps sanctuarisé, bascule lui aussi dans le nouveau format. Deux séances de qualifications autour des rails de Monte-Carlo, deux mises sous pression maximale. La F1 sait très bien ce qu’elle vend ici : spectacle pur.
Le Portugal fait ensuite son retour, avec Portimão replacé au cœur du mois de juin. Une piste vallonnée, spectaculaire, que le paddock n’avait pas oubliée. Juste derrière, le Grand Prix de Grande-Bretagne à Silverstone (2-4 juillet) se pare lui aussi d’un Sprint, avant qu’Autriche ne prenne la suite.
Zandvoort s’efface, Madrid se prépare, Spa et Barcelone se partagent
Tous ne sortent pas gagnants de ce jeu de chaises musicales. Zandvoort disparaît du calendrier 2027. Le circuit néerlandais, redevenu un chaudron orange ces dernières saisons, n’apparaît pas sur la liste.
Le Circuit de Barcelona-Catalunya, lui, entre dans un accord de rotation avec Spa-Francorchamps. À partir de 2027, la Belgique sera au programme les années impaires, l’Espagne les années paires à partir de 2028. Un compromis pour tenter de préserver deux monuments européens dans un calendrier saturé.
En 2027, l’Espagne sera donc représentée par Madrid, programmée une semaine après le retour de la trêve estivale, dans la foulée de Monza.
Monza pour relancer la machine après une trêve allongée
Avant cela, le peloton aura enchaîné Belgique et Hongrie juste avant la pause. Puis, après cinq semaines d’arrêt – une coupure plus longue qu’à l’accoutumée – la reprise se fera à Monza début septembre. Et là encore, Sprint au menu. L’Italie comme rampe de lancement, Madrid dans la foulée : la rentrée sera brutale.
Istanbul et Portimão reviennent, un triple-header explosif
La fin de saison ne laisse aucun répit. Azerbaïdjan, Turquie, Singapour formeront un triple-header dense, mélange de vitesse, de pièges urbains et de retour attendu. Istanbul Park, comme Portimão, retrouve le calendrier et son célèbre virage 8, théâtre de tant de récits.
Puis viendra le classique bloc américain : Austin, Mexico, Brésil. Interlagos reste un terrain idéal pour le format Sprint, et 2027 ne dérogera pas à la règle.
Las Vegas en nocturne, Qatar et Abu Dhabi pour un final en Sprint
Las Vegas conservera sa singularité : seule course programmée un samedi localement, même si le départ aura lieu le dimanche matin au Royaume-Uni. Un rendez-vous à part dans la saison, pensé comme un show total.
Le rideau tombera ensuite dans le Golfe. Qatar et Abu Dhabi, tous deux en format Sprint, concluront la saison du 10 au 12 décembre. Deux derniers week-ends sous les projecteurs, pour boucler une campagne qui ne laissera guère de souffle aux équipes ni aux pilotes.
Une F1 en pleine expansion assumée
Stefano Domenicali, président de Formula 1, assume cette montée en puissance. Il salue un calendrier qui, selon lui, rassemble « certains des circuits les plus emblématiques et des villes parmi les plus vibrantes au monde » et se réjouit du retour du Portugal et de la Turquie, tout comme de l’extension du Sprint à dix événements, censée offrir « encore plus d’intensité, de drame et de bagarres roues contre roues ».
Le président de la FIA, Mohammed Ben Sulayem, insiste lui sur l’ampleur mondiale de ce championnat 2027, avec 24 Grands Prix répartis sur cinq continents, et une combinaison revendiquée de tradition, d’innovation et d’engagement des fans.
Reste une question, immense : jusqu’où ce modèle peut-il aller, entre croissance sportive et pression logistique, sans que le prix à payer pour les équipes et les pilotes ne devienne, lui aussi, démesuré ?




