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Bradley Barcola, nouvelle star de Liverpool prête à briller

Bradley Barcola n’a pas traîné. Signature finalisée lundi avec Liverpool après son départ de Paris Saint-Germain, premières séances d’entraînement dans la foulée, et déjà une question brûle les lèvres sur les bords de la Mersey : sera-t-il lancé dans le grand bain dès vendredi soir à Portman Road en Premier League ?

Andoni Iraola, lui, ne cache pas son enthousiasme. Le technicien espagnol a posé le décor en conférence de presse, jeudi matin. Pour lui, l’arrivée du Français n’est pas un simple renfort de plus. C’est une pièce maîtresse.

« Nous sommes très contents de Bradley. C’était notre priorité, disons, de signer un très, très bon joueur à ce poste », a-t-il expliqué, soulignant autant le profil du joueur que le chemin parcouru. Deux Ligues des champions au compteur, une expérience du très haut niveau déjà solide pour son âge, et un CV qui, à lui seul, change le ton d’un mercato.

Mais ce qui séduit le plus Iraola, ce n’est pas seulement le palmarès. C’est l’intention. L’envie.

Le coach insiste : Barcola n’a pas choisi Liverpool par hasard. « J’ai aimé chez lui le fait qu’il voulait Liverpool, vraiment. Il voulait juste venir ici et je pense que c’est un bon premier signe. » Dans un vestiaire qui cherche à franchir un palier, accueillir un joueur décidé, assumé, qui ne regarde pas ailleurs, compte autant qu’un dribble réussi.

Le Français a déjà pris la température du groupe. Il s’est entraîné normalement avec ses nouveaux coéquipiers, sans traitement de faveur, sans phase d’adaptation au ralenti. Le staff l’a immédiatement intégré aux séances collectives. Les premières impressions sont positives. Très positives.

« Il a bien travaillé avec nous. Si tout se passe bien à l’entraînement aujourd’hui, il sera définitivement disponible pour demain, oui », assure Iraola. Une phrase simple, mais lourde de sens : Barcola est déjà dans le plan de match.

Reste la grande interrogation : disponible, oui, mais pour quel rôle ? Titulaire ou joker de luxe pour faire exploser un match en seconde période ?

À cette question, Iraola sourit, puis temporise sans vraiment fermer la porte. « C’est une bonne question, c’est une bonne question », glisse-t-il, comme pour laisser planer un léger suspense. Le technicien détaille ensuite : Barcola n’a pas disputé la moindre minute en match de préparation, mais il ne sort pas de nulle part. Il s’est entraîné normalement avec son ancien club, puis avec Liverpool depuis trois séances. Le rythme, il l’a dans les jambes. Les automatismes, eux, restent à construire.

« Je le vois dans un bon état. Il a fait trois entraînements avec nous. C’est vrai qu’il n’a pas eu de minutes en pré-saison, mais il s’est entraîné normalement avec le groupe. Après, c’est une décision que nous devons prendre », résume Iraola. Entre la tentation de le lancer tout de suite et la prudence de gérer une montée en puissance, le choix n’a rien d’évident.

Le staff doit peser deux réalités : l’impact potentiel immédiat d’un joueur de ce calibre, capable de faire basculer un match sur une accélération, et le risque de brûler une étape après un été sans match officiel. « Je pense qu’il est dans un bon état, mais nous devons aussi considérer qu’il n’a pas eu de minutes dans les matchs de pré-saison », rappelle le coach.

Portman Road, vendredi soir, pourrait donc devenir le premier théâtre anglais de Bradley Barcola. Titulaire d’entrée, ou arme sortie du banc pour changer le rythme dans le dernier tiers du match, une chose est sûre : Liverpool ne l’a pas recruté pour le laisser longtemps dans l’ombre.

La question n’est plus de savoir s’il va s’imposer. Elle est de savoir à quelle vitesse.