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Borussia Mönchengladbach : quatre millions pour un nouvel entraîneur

Borussia Mönchengladbach : quatre millions sur la table, un banc brûlant et un vieil ennemi en pole

Rouven Schröder n’a plus vraiment le temps de réfléchir. Trois journées, zéro point, douze buts encaissés, un entraîneur déjà remercié. Le directeur sportif de Borussia Mönchengladbach doit trancher vite, et il sait au moins une chose : il a un budget clair pour le faire. Selon Bild, quatre millions d’euros sont disponibles pour aller chercher le nouvel homme fort du banc, indemnité de transfert comprise si nécessaire.

Autrement dit, Gladbach ne reculera pas devant un coach sous contrat.

Priske en haut de la liste

Un nom revient avec insistance : Brian Priske. L’entraîneur danois de Sparta Prague figure, d’après le quotidien danois Tipsbladet, tout en haut de la short-list. On ne connaît pas précisément la durée de son engagement avec le club tchèque, mais cela ne semble pas refroidir Mönchengladbach, justement parce que la marge financière existe pour payer une compensation.

Priske incarne le profil moderne, structuré, capable de faire progresser un collectif. Mais il n’est pas seul dans le viseur.

Une short-list dense… et un visage très connu

Toujours selon Bild, Alexander Blessin (libre après St. Pauli), Horst Steffen (SV Werder Bremen), Christian Eichner (Karlsruher SC) et Steffen Baumgart (Union Berlin) complètent la liste des candidats étudiés. Schröder ne travaille d’ailleurs pas en solitaire : son prédécesseur Roland Virkus, désormais intégré à la direction Scouting & Recruitment avec un rôle spécifique dans le « coach scouting », épluche lui aussi les dossiers.

Dans ce casting, un nom tranche par son style et son histoire : Steffen Baumgart. Un coach à casquette, à volume sonore élevé sur la ligne de touche, et à identité de jeu bien marquée. Un entraîneur qui, surtout, a déjà dirigé l’ennemi juré.

Baumgart, l’ancien de Köln qui connaît déjà la maison

Avant Union Berlin et son passage à HSV, Baumgart a entraîné 1. FC Köln, le rival honni de Gladbach. Et il ne s’y est pas contenté de faire de la figuration. Dès sa première saison, il a propulsé les « Geißböcke » à une septième place inattendue, synonyme de qualification pour la Conference League. Une performance qui l’a installé dans le cœur des supporters de Köln… jusqu’à la chute.

En décembre 2023, la dynamique sportive s’effondre, les résultats suivent, et le club comme le coach décident de se séparer après 98 matchs ensemble. Fin d’une histoire intense, début d’une disponibilité qui intéresse fortement Mönchengladbach.

Malgré ce passé à Köln, Baumgart coche de nombreuses cases du profil recherché par les dirigeants : expérience, résistance aux tempêtes, capacité à gérer les creux de performance. Un autre argument pèse lourd : il se serait déjà penché en détail sur le cas Gladbach. Autrement dit, pas besoin de semaines de visionnage pour comprendre les failles, les forces, l’urgence.

Et l’urgence est totale.

Un classement qui fait peur

Après trois journées, le tableau est brutal. Gladbach pointe à la 17e place de Bundesliga, sans le moindre point, avec un différentiel de buts de 3:12. Seul HSV fait pire, avec zéro but marqué et un 0:12 inquiétant. La dernière sortie a servi d’électrochoc : une déroute 0:5 sur la pelouse de SC Freiburg, prestation indigente qui a scellé le sort de Eugen Polanski.

Polanski, 40 ans, avait d’abord assuré l’intérim la saison passée après le limogeage de Gerardo Seoane. Promu numéro un, il n’a jamais vraiment levé les doutes. Sur 29 matchs à la tête de l’équipe, sa moyenne plafonne à 1,10 point. Trop peu pour un club qui refuse de se voir comme un candidat au maintien.

Le couperet est tombé après Freiburg. Le banc est vide, le vestiaire inquiet, le calendrier ne va pas ralentir.

Quatre millions pour éviter la chute

Dans ce contexte, ces quatre millions d’euros prennent une dimension particulière. C’est plus qu’un budget de recrutement d’entraîneur. C’est une assurance-vie sportive. Mönchengladbach ne cherche pas seulement un tacticien, mais un homme capable de rallumer quelque chose dans un groupe sonné, dans un club qui se voit toujours comme une place forte du championnat.

Priske, Blessin, Steffen, Eichner, Baumgart : les profils diffèrent, les styles aussi. Entre le bâtisseur méthodique et le meneur charismatique, entre le projet à moyen terme et le pompier de luxe, la décision dira tout des intentions de Gladbach pour cette saison.

Reste une question, simple et brutale : qui osera s’asseoir sur ce banc-là, avec un 17e rang, un 3:12 au tableau d’affichage… et l’obligation immédiate de redresser un Borussia qui n’a plus le droit à l’erreur ?