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Bayern Munich démarre fort en Bundesliga contre Stuttgart

À Munich, Bayern remet déjà la pression

Le rideau se lève sur la nouvelle saison de Bundesliga et, comme souvent, tous les regards se tournent vers Munich. Bayern a déjà posé un premier marqueur : un trophée dans la vitrine, une victoire en Supercoupe d’Allemagne face au dauphin de la saison passée, Borussia Dortmund, sur le score de 2-1. Vincent Kompany n’a pas traîné pour inscrire sa patte. Son équipe attaque le championnat avec la même idée fixe que chaque été : régner sur l’Allemagne… et préparer l’assaut sur l’Europe.

En face, Stuttgart débarque avec des ambitions renouvelées. La saison dernière, les hommes de Sebastian Hoeness ont arraché une superbe quatrième place et un billet pour la Ligue des champions. Un pas énorme pour le club, mais aussi un rappel brutal de l’écart qui le sépare encore du sommet : 26 points de retard sur le champion. Les Souabes ont bien travaillé en préparation, ils arrivent à l’Allianz Arena avec l’envie de troubler la fête. Mais à Munich, le décor est rarement clément pour les visiteurs.

Bayern déjà lancé, Stuttgart en challenger ambitieux

La Supercoupe a offert un premier aperçu du Bayern version Kompany. Solides, tranchants dans les moments clés, les Bavarois ont maîtrisé Dortmund malgré un but refusé à Ramy Bensebaini qui aurait pu changer le scénario. Le message est clair : ce Bayern-là veut imposer son rythme très tôt dans la saison.

Stuttgart, de son côté, reste sur une large victoire 4-0 en DFB-Pokal face à Hansa Rostock. De quoi nourrir la confiance avant un déplacement qui, historiquement, tourne rarement à son avantage. Le dernier succès des Souabes à Munich remonte à 2018. Depuis, le Bayern a repris l’habitude d’imposer sa loi à domicile, y compris lors de la dernière confrontation marquante : un 3-0 sec en finale de Coupe d’Allemagne.

Les compositions probables confirment les intentions :

  • Bayern devrait aligner Neuer – Laimer, Tah, Kim, Stanisic – Kimmich, Pavlovic – Olise, Brown, Diaz – Kane.
  • Stuttgart répondrait avec Bredlow – Nartey, Jeltsch, Chabot, Mittelstadt – Promel, Stiller – Tomas, Undav, Fuhrich – Pejcinovic.

Pas de calculs en vue. Des armes offensives de chaque côté, des profils capables de faire mal en transition comme en attaque placée. Le décor est planté pour un match ouvert.

Un match qui sent les buts à plein nez

Les chiffres ne mentent pas : ce Bayern-là vit pour attaquer… et laisse souvent des espaces derrière. La saison passée, le club munichois a marqué lors de 56 rencontres officielles consécutives, une série entamée justement contre Stuttgart en août dernier. Mais cette efficacité offensive s’est accompagnée de fragilités défensives.

Dans ses matchs de Bundesliga à domicile, Bayern a vu les deux équipes marquer dans 71 % des cas, un taux dépassé seulement par Freiburg et Köln. De quoi donner des idées aux visiteurs. Stuttgart, loin de ses bases, a même fait encore plus spectaculaire : 82 % de ses rencontres à l’extérieur se sont terminées avec des buts des deux côtés, seul Frankfurt a fait « mieux » dans ce domaine.

La tendance récente va dans le même sens. Les cinq derniers matchs de Bayern ont tous vu les deux équipes trouver le chemin des filets. Stuttgart n’est pas en reste, avec trois rencontres sur cinq où chaque camp a marqué. La logique pousse vers une nouvelle soirée riche en occasions, où les deux gardiens devraient être sollicités.

L’historique entre les deux clubs renforce cette impression : les 17 dernières confrontations ont toutes produit au moins trois buts, et 12 d’entre elles ont dépassé cette barre. Quand Bayern et Stuttgart se croisent, le tableau d’affichage travaille.

L’Allianz Arena, forteresse et scène idéale

Bayern a certes connu un accroc en préparation avec une défaite surprenante contre Wehen, mais l’absence de plusieurs cadres relativise ce faux pas. Quand les choses sont devenues sérieuses en fin de saison dernière, les Bavarois ont remis le curseur très haut : six victoires de rang, avec notamment des succès face à Aston Villa, RB Leipzig et Borussia Dortmund.

À domicile, la constance impressionne. Une seule défaite en championnat la saison passée à l’Allianz Arena. Dans ce contexte, imaginer Stuttgart repartir avec autre chose qu’une défaite relève du pari audacieux. Les Souabes ont des arguments, une dynamique positive et un football porté vers l’avant, mais ils savent aussi ce que représente un déplacement à Munich : un test de caractère, de solidité, de maturité.

Ils ont déjà pris une leçon récente, ce fameux 3-0 en finale de Coupe. Pourtant, leur capacité à marquer, même dans les grands rendez-vous, laisse penser qu’ils ne viendront pas uniquement pour défendre. Leur meilleure chance réside sans doute dans un match débridé, avec des espaces à exploiter derrière la défense bavaroise.

Harry Kane, machine à frapper

Au centre de ce dispositif offensif, un homme incarne la menace permanente : Harry Kane. L’attaquant anglais a survolé la Bundesliga la saison passée, décrochant le titre de meilleur buteur avec 36 réalisations, presque le double de son dauphin Denis Undav, resté à 19 buts. Une domination nette, presque clinique.

Kane n’a rien perdu de son appétit. Lors de la Supercoupe, il a tenté cinq frappes, comme Michael Olise, pour un seul tir cadré. Un détail statistique, pas un signal d’alarme. Sur l’ensemble de la saison dernière en championnat, il a frappé 119 fois, dont 67 tentatives cadrées. Une moyenne de 2,53 tirs cadrés par 90 minutes, qui en dit long sur son volume et sa constance.

Face à Stuttgart, l’histoire récente tourne à l’obsession. Kane a inscrit huit buts en quatre confrontations, avec deux triplés à la clé contre les Souabes la saison passée. Un cauchemar récurrent pour la défense adverse, qui sait déjà ce qui l’attend : des décrochages, des appels dans le dos, une présence permanente dans la surface.

Bayern aborde donc cette première journée avec tous les voyants offensifs au vert, une série en cours, une confiance intacte et un buteur en pleine possession de ses moyens. Stuttgart, lui, arrive avec la fraîcheur de l’outsider, la liberté de celui qui n’a rien à perdre et la perspective de tester son nouveau statut européen dans l’un des environnements les plus hostiles du pays.

Reste une question, simple et brutale : ce Stuttgart ambitieux est-il prêt à bousculer l’ordre établi, ou va-t-il servir de première victime à un Bayern déjà lancé dans sa course au titre ?