Bavuma reprend les commandes : l’Afrique du Sud face à l’Australie
Temba Bavuma retrouve le brassard et la scène qui va avec. Le capitaine revient à la tête de l’équipe d’Afrique du Sud pour la série d’ODI à domicile contre l’Australie, entouré d’un noyau dur de cadres rappelés pour l’occasion. Fin de parenthèse, place au sérieux.
Bavuma n’avait plus disputé le moindre ODI depuis décembre 2025, lors de la série face à l’Inde. Long pour un capitaine. Très long, à l’échelle d’un groupe qui se cherche une continuité en 50 overs. Son retour s’inscrit clairement comme un signal : la préparation de la prochaine Coupe du monde masculine ICC de cricket entre dans une phase où chaque match compte.
Dans son sillage, un autre nom refait surface : Gerald Coetzee. Le rapide n’avait plus porté le maillot en 50 overs depuis la Coupe du monde 2023 en Inde. Le revoir dans la liste, c’est retrouver une arme de plus à haute intensité, surtout dans une série où le moindre sursaut de vitesse peut faire basculer un match.
Autour d’eux, la colonne vertébrale sud-africaine se recompose. Aiden Markram, Marco Jansen, Lungi Ngidi, David Miller, Corbin Bosch et Quinton de Kock reviennent après avoir été ménagés lors de la série d’ODI face à la Namibie. Cette fois, pas de gestion. L’Australie arrive, et le niveau d’exigence monte d’un cran.
L’effectif retenu a fière allure :
- Temba Bavuma (c)
- Ottneil Baartman
- Corbin Bosch
- Matthew Breetzke
- Gerald Coetzee
- Quinton de Kock
- Tony de Zorzi
- Bijorn Fortuin
- Marco Jansen
- Keshav Maharaj
- Kwena Maphaka
- Aiden Markram
- David Miller
- Lungi Ngidi
- Ryan Rickelton
- Tristan Stubbs
Un mélange assumé d’expérience et de fraîcheur. De Keshav Maharaj à Quinton de Kock, de Miller à Markram, les repères sont là. Autour, des profils plus récents comme Kwena Maphaka ou Tristan Stubbs viennent injecter du rythme et de l’audace dans un groupe qui veut se projeter au-delà d’une simple série de trois rencontres.
Une série courte, des enjeux lourds
Le programme est compact : trois ODI, du 24 au 30 septembre. Durban pour ouvrir le bal le 24 septembre, Johannesburg le 27, Potchefstroom le 30. Trois villes, trois ambiances, zéro marge pour se cacher.
Derrière le calendrier, l’enjeu est limpide. Cette série sert de répétition générale pour les deux équipes avant la Coupe du monde masculine ICC de cricket, coorganisée par l’Afrique du Sud, le Zimbabwe et la Namibie l’an prochain. Chaque combinaison testée, chaque rôle précisé dans l’ordre de frappe ou dans la rotation des lanceurs, pèsera sur la liste finale.
Pour l’Afrique du Sud, jouer l’Australie chez elle, dans ces conditions, ressemble à un stress test idéal. Pour l’Australie, affronter une équipe quasi au complet, sur des terrains sud-africains parfois capricieux, offre un révélateur sans filtre sur l’état de forme du groupe.
Le Test en ligne de mire
La confrontation ne s’arrêtera pas à ces trois ODI. Les deux nations enchaîneront avec une série de trois Tests dans le cadre de l’ICC World Test Championship en octobre. Un rendez-vous d’autant plus chargé de sens qu’il s’agira de leurs premières retrouvailles dans le format le plus long depuis la finale du World Test Championship de l’an dernier.
Le calendrier est posé :
- Premier Test à Durban, du 9 au 13 octobre.
- Deuxième Test à Gqeberha, du 18 au 22 octobre.
- Troisième Test à Johannesburg, du 27 au 31 octobre.
Même adversaire, autre tempo. Les automatismes, la confiance, les dynamiques nées des ODI glisseront forcément dans cette série de Tests où chaque session peut reconfigurer le classement du championnat du monde.
Pour l’instant, un point focal : le retour de Temba Bavuma à la barre, un groupe presque au complet et une Australie qui ne voyage jamais pour faire de la figuration. Trois matches, un pays en vitrine, une Coupe du monde en horizon. À ce niveau, ce ne sont plus de simples préparatifs. C’est déjà une forme de répétition générale, avec public, pression et comptes à rendre.




