Barcelona de Hansi Flick domine la Liga, Luis Figo réagit
Le début de saison du Barcelona version Hansi Flick ne laisse personne indifférent. Vingt-et-un points sur vingt-et-un, trente-et-un buts marqués, une première place en Liga avec six longueurs d’avance sur le Real Madrid : les chiffres claquent comme un manifeste. Même Luis Figo, symbole éternel de la rivalité entre les deux géants, n’a pu que constater l’évidence.
Un Barça qui impose le tempo
Invité de Radio MARCA, l’ancien Ballon d’Or, aujourd’hui conseiller auprès de l’UEFA, a posé un regard lucide sur la machine catalane lancée à pleine vitesse. Flick a transformé ce Barcelona en équipe vorace, qui gagne, qui joue, qui frappe. Et Figo le dit sans détour : le départ est « très fort », les victoires s’enchaînent, le jeu suit, les buts tombent.
Mais l’éloge ne vire pas à l’extase. Le Portugais rappelle une vérité que tout vestiaire connaît par cœur : une saison ne se gagne pas en septembre ou en octobre. Elle se survit, semaine après semaine. Le calendrier est long, usant, impitoyable. C’est là que se joue vraiment la différence entre une belle série et un titre.
Pour Figo, une chose est sûre : voir un Barcelona aussi dominant rehausse le niveau global. Le football espagnol y gagne en intensité, en visibilité, en prestige. Une Liga avec un Barça irrésistible et un Real Madrid en chasse, c’est exactement le décor dont le championnat a besoin.
Le Real Madrid, jamais vaincu en octobre
Car si l’écart est déjà de six points, Figo refuse l’idée d’un Real Madrid décroché. Au contraire. Il est convaincu que les hommes de la capitale seront là jusqu’au bout. La Liga, rappelle-t-il, est une course de régularité jusqu’en mai, pas un sprint de rentrée.
Les hauts, les bas, les trous d’air : ils viendront. La question, pour lui, n’est pas de savoir s’ils surviendront, mais comment on y répond. Maturité, qualité, capacité à rebondir, à « passer à autre chose » : c’est ce qui, à ses yeux, distingue les équipes qui lèvent le trophée de celles qui finissent par regarder la fête de loin.
Dans cette lecture, le six sur six du Barcelona n’est pas un verdict. C’est une première fracture au classement, une pression supplémentaire sur le Real Madrid, mais aussi une invitation à la réaction. La saison, elle, ne fait que s’installer.
Ballon d’Or : Figo s’efface, Mbappé brille
Interrogé sur le Ballon d’Or, dont les votes se clôturent lundi, Figo a choisi de se tenir en retrait. Pas de favori affiché, pas de campagne déguisée. À ses yeux, seuls ceux qui votent ont le pouvoir de trancher. Lui ne fait pas partie du collège, donc pas de casse-tête, pas de prise de position publique.
Son discours change de ton lorsqu’il s’agit de Kylian Mbappé. Là, les mots deviennent plus nets. Figo souligne le niveau « toujours très élevé » du Français, qu’il place parmi les meilleurs au monde lorsqu’il s’agit de marquer. Saison après saison, Mbappé reste une référence offensive, un candidat naturel à toutes les distinctions individuelles.
Pendant que les débats s’enflamment, une autre tendance prend de l’ampleur : Lamine Yamal. Le prodige du Barcelona affole déjà les discussions, porté par son début de saison étincelant. À ses côtés, son coéquipier Rodri et le buteur du Bayern Munich, Harry Kane, s’invitent eux aussi dans la course aux suffrages.
Un Barcelona qui écrase le début de Liga, un Real Madrid sommé de répondre, un Ballon d’Or ouvert où les nouvelles figures bousculent la hiérarchie : la saison vient à peine de démarrer, et déjà une question s’impose. Jusqu’où ce Barcelona de Flick peut-il pousser l’Espagne, l’Europe… et ses rivaux dans leurs retranchements ?




