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Barça, deuxième club le plus cher du monde : la remontada économique

Le duel éternel entre Barcelone et le Real Madrid a changé de terrain. Cette fois, il se joue dans les colonnes de Forbes, sur des lignes de bilans comptables et des estimations de marché à plusieurs milliards de dollars.

Le Real Madrid reste en tête, avec une valorisation à 9,5 milliards de dollars selon le dernier classement publié par le magazine économique américain. Mais juste derrière, Barcelone vient de se hisser à la deuxième place mondiale, évalué à 7,5 milliards de dollars. Un bond qui n’a rien d’anecdotique.

Le Spotify Camp Nou, géant encore inachevé

Selon Mundo Deportivo, ce chiffre ne raconte qu’une partie de l’histoire. Le Spotify Camp Nou n’est encore qu’à mi-puissance. Sa capacité a été partiellement rouverte pendant les travaux : 45 401 places à partir du 22 novembre 2024, puis 62 652 sièges entre le 15 mars et le 17 mai, date du dernier match de la saison dans l’enceinte catalane.

La version finale, elle, doit grimper à 104 600 spectateurs. Un colosse. Et derrière ces chiffres bruts, une évidence : chaque siège supplémentaire, chaque loge, chaque espace VIP devient une ligne de revenus. Le club annonce déjà que l’exploitation complète du stade n’a pas encore commencé, et pourtant la marque Barça ne cesse de prendre de la valeur.

Le contraste est net avec le Santiago Bernabéu. Le stade du Real fonctionne à pleine capacité depuis deux ans, avec 83 186 places et un réseau VIP déjà totalement opérationnel. Madrid profite depuis un moment de son nouvel écrin. Barcelone, lui, est encore en phase d’ascension.

Recettes record et changement de hiérarchie

Les chiffres suivent la même courbe. Le club catalan dévoilera lundi le montant exact de ses revenus records pour la saison 2025-26. Ils devraient frôler 1,1 milliard d’euros, après avoir déjà dépassé les 994 millions lors de l’exercice 2024-25.

Dans ce contexte, la progression dans le classement Forbes prend tout son sens. Valorisé à 7,5 milliards de dollars, le Barça est passé de la troisième à la deuxième place, devant Manchester United, désormais estimé à 7,2 milliards. Un symbole fort : l’un des empires historiques du football anglais recule d’un rang, dépassé par un club qui sort tout juste d’une période de turbulences financières.

  • Derrière ce duo Real-Barça, le top 10 mondial se complète avec Liverpool (6,2 milliards),
  • Paris Saint-Germain (5,8 milliards),
  • Bayern Munich (5,7 milliards),
  • Manchester City (5,5 milliards),
  • Arsenal (5,4 milliards),
  • Chelsea (4,2 milliards) et
  • Tottenham (3 milliards).

Une élite où chaque décision sportive ou commerciale peut faire bouger des centaines de millions.

Le vrai Barça n’est pas encore visible

Mundo Deportivo le souligne : la comparaison actuelle avec le Real Madrid reste trompeuse. Le véritable rapport de force économique n’apparaîtra que dans un an et demi environ, une fois le Spotify Camp Nou achevé et exploité à pleine capacité.

Le plan est clair. Le futur stade doit intégrer 9 400 sièges VIP. Pas un détail architectural : une machine à générer des revenus récurrents, sur les abonnements premium, l’hospitalité, les événements d’entreprise. Ce levier-là n’est pas encore pleinement activé, et pourtant Barcelone occupe déjà la deuxième marche du podium mondial.

Sur l’échiquier global, tous sports confondus, le Barça se classe pour l’instant à la quinzième place. Devant lui, un autre univers : celui des franchises nord-américaines. Les Dallas Cowboys dominent le classement avec une valeur estimée à 13 milliards de dollars. Viennent ensuite les Golden State Warriors (11 milliards), les Los Angeles Rams (10,5 milliards), les New York Giants (10,1 milliards), les Los Angeles Lakers (10 milliards) et les New York Knicks (9,75 milliards). Le Real Madrid, avec ses 9,5 milliards, pointe au septième rang de ce classement tous sports confondus.

Barcelone, lui, regarde déjà plus haut. Le terrain est encore en travaux, les grues n’ont pas quitté le ciel du Spotify Camp Nou, mais les comptes racontent une histoire claire : la remontada économique ne fait que commencer. La question n’est plus de savoir si le Barça peut rattraper le Real. Elle est de savoir à quelle vitesse.