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Ballon d’Or 2026 : les nommés et un tournant historique

Le décor est planté. Pour la première fois de son histoire, le Ballon d’Or sera décerné à Londres, le 26 octobre, au terme d’une cérémonie qui s’annonce électrique. *France Football*, en collaboration avec l’UEFA, a dévoilé la liste complète des nommés pour l’édition 2026. Et derrière les noms, c’est une géographie du pouvoir qui se dessine.

Paris Saint-Germain et l’Espagne règnent sur le tableau, le football saoudien s’invite à la table, certaines légendes disparaissent de l’affiche. Le trophée le plus convoité du monde se prépare à vivre un tournant.

Mbappé, Messi, Rodri : le triangle des favoris

En tête d’affiche, trois profils, trois trajectoires, trois visions du jeu.

Kylian Mbappé, désormais à la tête de l’attaque du Real Madrid, incarne la continuité de l’excellence. Star de la France, visage d’une génération, il arrive une nouvelle fois au cœur des pronostics, porté par ses chiffres, son influence et son aura dans les grands rendez-vous.

Face à lui, Lionel Messi refuse de quitter la scène. Capitaine d’Inter Miami et de l’Argentine, il reste dans la discussion, porté par son statut unique dans l’histoire du jeu et par un rayonnement qui dépasse largement le terrain. À 30 ou 35 ans, beaucoup sortent des listes. Lui, non.

Rodri, lui, représente l’autre versant : celui du milieu total. Longtemps métronome de Manchester City, désormais au cœur du projet du Barcelona, il arrive avec le poids des titres et d’une régularité qui a façonné les saisons récentes, en club comme lors de la Coupe du monde 2026.

Lamine Yamal, Fabián Ruiz, Dembélé : l’Espagne et le PSG en patrons

En parcourant les noms, un constat saute aux yeux : les champions du monde espagnols et les champions d’Europe du Paris Saint-Germain ont pris le pouvoir.

Lamine Yamal, symbole précoce de cette Espagne conquérante, figure déjà parmi les prétendants. À ses côtés, Fabián Ruiz, auteur d’un doublé monumental Ligue des champions – Coupe du monde avec Paris Saint-Germain et La Roja, arrive avec un CV qui pèse très lourd dans ce type de scrutin.

Ousmane Dembélé, tenant du titre, est toujours là. L’ailier français, figure offensive majeure du PSG, défend sa couronne dans un contexte plus relevé encore, entouré de coéquipiers qui, eux aussi, réclament leur part de lumière : Marquinhos, Achraf Hakimi, Nuno Mendes, Vitinha, João Neves, Willian Pacho ou encore Khvicha Kvaratskhelia, nouvelle arme offensive du club parisien.

Paris Saint-Germain ne se contente plus de remplir les listes. Il les domine.

La planète entière sur la feuille… jusqu’à l’Arabie saoudite

Autre signe du temps : la présence de deux joueurs de la Saudi Roshn Pro League parmi les nommés.

Sadio Mané, attaquant d’Al-Nassr et capitaine du Sénégal, reste une référence offensive, malgré son exil hors du football européen traditionnel. À ses côtés, Julián Quiñones, meilleur buteur d’Al-Qadsiah et international mexicain, s’invite lui aussi dans la course. Deux noms qui confirment que le regard du jury ne se limite plus aux cinq grands championnats.

Le reste du casting reste, lui, solidement ancré dans les géants européens : Jude Bellingham et Vinícius Júnior au Real Madrid, Erling Haaland à Manchester City, Harry Kane et Michael Olise au Bayern Munich, Declan Rice, Gabriel et William Saliba à Arsenal, Bruno Fernandes à Manchester United, Lautaro Martínez à l’Inter Milan, Ferran Torres, Pau Cubarsí et Marc Cucurella au Barcelona.

Le Ballon d’Or 2026 ressemble à une carte du monde.

Ronaldo, Salah, Raphinha, Pedri : les grands absents

Mais une liste de nommés raconte autant par ce qu’elle montre que par ce qu’elle tait.

Cristiano Ronaldo n’y figure pas. Le capitaine d’Al-Nassr et du Portugal, longtemps abonné aux nominations, sort du cadre. Un symbole puissant, presque brutal, de la fin d’une ère. Mohamed Salah, ancienne icône de Liverpool et désormais à Trabzon, capitaine de l’Égypte, subit le même sort. Deux habitués, deux visages des années 2010, rayés de la liste.

Raphinha, cadre du Barcelona et de la Seleção brésilienne, manque également à l’appel. Tout comme Pedri, autre talent majeur du club catalan et de l’Espagne, longtemps annoncé comme le futur visage du milieu européen. Les blessures, la concurrence, le poids des titres : la sélection 2026 ne pardonne rien.

Une liste qui prépare un basculement

Au-delà des noms, cette édition 2026 installe clairement une nouvelle hiérarchie.

L’Espagne, championne du monde, et Paris Saint-Germain, roi d’Europe, écrivent la trame principale. Le Real Madrid et le Barcelona restent au cœur du récit, mais sous des visages renouvelés. Les championnats saoudiens frappent à la porte. Et les deux monstres sacrés que furent Cristiano Ronaldo et, un jour, Lionel Messi, ne se retrouvent plus sur un pied d’égalité dans ce scrutin.

Reste une question, simple, brutale : ce Ballon d’Or 2026 couronnera-t-il encore une fois une légende vivante… ou consacrera-t-il définitivement la nouvelle génération qui s’avance, sûre d’elle, prête à prendre le pouvoir ?