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Avenir d'Ajit Agarkar : le compte à rebours commence

L’avenir d’Ajit Agarkar à la tête de la sélection indienne s’assombrit de jour en jour. Officiellement, rien n’est encore acté. Officieusement, tout indique que le compte à rebours a déjà commencé.

Un répit de quinze jours… et un verdict annoncé

À l’issue de l’Assemblée générale annuelle du BCCI, vendredi, le message a été clair, même s’il n’a jamais été formulé frontalement. Les dirigeants de la Board of Control for Cricket in India ont reçu mandat pour trancher le cas Agarkar, et le ton du secrétaire Devajit Saikia ne laissait guère place au doute.

« Il nous reste encore 15 jours. Quinze jours, c’est long dans le monde du cricket. Nous avons du temps. Nous prendrons une décision et, au moment opportun, nous vous la communiquerons », a-t-il déclaré après la réunion.

Il a ensuite précisé le cadre : le BCCI connaît la date de fin de contrat d’Ajit Agarkar, et son mandat arrive à échéance. Selon les informations disponibles, son contrat actuel court jusqu’au 4 octobre. Quinze jours, donc, pour décider si cette fin de mandat sera une simple formalité administrative ou le point final d’un passage déjà fragilisé depuis plusieurs semaines.

Un président des sélectionneurs sous pression

La position d’Agarkar ne s’est pas effritée en un jour. Sa situation est devenue l’objet de spéculations insistantes ces dernières semaines, malgré les tentatives du BCCI de minimiser certains signaux inquiétants, à commencer par son absence remarquée lors d’une récente réunion de revue des performances de l’équipe d’India après la tournée au Royaume-Uni.

La fissure la plus visible est apparue lors de l’épisode Rohit Sharma avant l’ODI de Lord’s. Les sélectionneurs auraient indiqué à l’ancien capitaine qu’il ne faisait plus partie des plans immédiats de l’équipe. Le BCCI serait ensuite intervenu, remettant en cause la ligne décidée par le panel. À partir de là, les interrogations sur l’autorité réelle d’Agarkar n’ont plus quitté les conversations.

La dernière réunion de sélection, organisée à Delhi pour composer les équipes d’India pour les ODIs aux West Indies, l’Irani Cup et les India A, a entretenu ce climat flottant. Officiellement, tout s’est déroulé sans incident. Officieusement, des voix ont commencé à murmurer qu’il pourrait bien s’agir de sa dernière séance en tant que président des sélectionneurs.

Un remplacement qui ne sera pas immédiat

Si la page Agarkar se tourne effectivement, le BCCI ne pourra pas claquer des doigts et installer un nouveau président à la tête du comité. La procédure est lourde, codifiée, et le Board devra s’y plier.

Annonce officielle du poste, réception des candidatures, entretiens, puis nomination : le processus prendra du temps. Au moins un mois, estiment déjà plusieurs sources, peut-être davantage. Le BCCI devra donc gérer une phase de transition, à un moment où le calendrier international ne laisse jamais vraiment de répit.

Dans cet intervalle, l’idée d’une solution intérimaire gagne du terrain.

Parthiv Patel en pole, Pragyan Ojha en relais possible

À ce stade, un nom revient avec insistance : Parthiv Patel. L’ancien wicketkeeper-batter d’India apparaît comme le favori pour succéder à Ajit Agarkar lorsque le poste sera officiellement vacant. Son profil, son expérience et son image au sein du cricket indien en font une option naturelle pour prendre la main sur un secteur aussi stratégique que la sélection.

En attendant qu’un nouveau président soit désigné via la procédure formelle, une autre piste se dessine pour assurer l’intérim. Pragyan Ojha, membre actuel du panel et joueur le plus capé en Tests parmi les cinq sélectionneurs en place, pourrait être chargé de tenir la barre. Sa connaissance du haut niveau et son statut dans le groupe en font un candidat logique pour ce rôle transitoire.

Rien n’est toutefois gravé dans le marbre. Devajit Saikia l’a rappelé : la lumière ne sera faite qu’au terme de cette fenêtre de quinze jours. Quinze jours pour clore un mandat, préparer la succession et, peut-être, redéfinir les équilibres de pouvoir entre le BCCI, son comité de sélection et les figures majeures de l’équipe nationale.

La question n’est plus de savoir si un changement se prépare. Elle est désormais de mesurer à quel point ce changement va redessiner la manière dont India choisit ses hommes pour les prochains grands rendez-vous.