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Atletico refuse de négocier avec Barcelone pour Alvarez

La corde a finalement cédé. Après des semaines de tension feutrée, Atletico Madrid a décidé de rompre net avec Barcelone au sujet d’Alvarez. Jeudi, le club de la capitale a officialisé son retrait de toute discussion avec le Camp Nou pour la vente de l’attaquant de 26 ans.

Le communiqué ne laisse aucune zone grise : le conseil d’administration a « exprimé à l’unanimité son soutien absolu à la décision du club de ne pas négocier le transfert d’Alvarez à Barcelone ». Rideau.

Un tacle frontal au style Barça

Atletico ne s’est pas contenté de fermer la porte. Il l’a claquée. Le club rappelle être « ouvert aux négociations habituelles du marché des transferts lorsqu’elles sont menées de manière professionnelle, éthique et respectueuse », avant de pointer directement la manière de faire du Barça, jugée en dehors de ces standards.

Message clair : selon les Colchoneros, Barcelone n’a pas respecté les codes. Conséquence assumée dans le texte : « il n’y aura aucune négociation et il n’existe aucune considération pour un transfert d’Alvarez à Barcelone ». Pas de nuance, pas de condition. Une fin de non‑recevoir totale.

Un joueur en rupture, absent à l’entraînement

Sur le terrain, la situation est tout aussi explosive. Alvarez s’éloigne du vestiaire jour après jour. L’attaquant n’a pas répondu présent à l’entraînement deux jours de suite, un geste interprété comme une volonté nette de forcer son départ.

Cette « position de force » adoptée par le joueur a encore creusé le fossé avec le club. La fracture est visible : Alvarez n’a même pas été convoqué pour le premier match de la saison de La Liga. Pour un joueur censé être un élément majeur de l’effectif, le signal est brutal.

Atletico, pourtant, maintient une ligne officielle de fermeté calme. Le club dit s’attendre à voir son joueur revenir dans le rang et honorer ses engagements. Le communiqué insiste : Atletico Madrid « fait confiance au fait que notre joueur comprendra la décision et restera concentré sur l’objectif d’aider le club à atteindre ses objectifs, comme il l’a fait durant les deux saisons où il a défendu nos couleurs ».

D’un côté, un club qui parle devoir et loyauté. De l’autre, un attaquant qui ne se présente plus à l’entraînement. Le bras de fer est lancé.

La sortie de Laporta qui fait tout basculer

La tension a atteint son point d’ébullition quelques heures avant la prise de parole d’Atletico. Depuis Monaco, lors du tirage au sort de la Ligue des champions, le président de Barcelone, Joan Laporta, a ravivé le feu en évoquant publiquement le dossier.

Laporta a assuré que l’offre pour Alvarez restait « active » et a ajouté « il semble que le joueur veut venir au Barça ». Une phrase de trop pour le Metropolitano. À Madrid, on a vécu ces propos comme une provocation, voire une tentative de mettre la pression en jouant sur le désir du joueur.

La réponse d’Atletico, sèche et structurée, ressemble à une riposte directe à cette sortie médiatique. Le club ne veut plus se laisser dicter le tempo du feuilleton.

Arsenal à l’affût, mais un mur madrilène

Dans ce scénario, Barcelone n’est pas seul sur la ligne. Arsenal suit de près la situation et voit dans le chaos actuel une possible ouverture. Le profil d’Alvarez, attaquant en pleine maturité, intéresse fortement les Londoniens.

Un obstacle majeur se dresse pourtant devant tous les prétendants : une clause libératoire annoncée à 500 millions d’euros. Une somme dissuasive, pensée pour fermer le marché plutôt que pour l’animer.

Et surtout, le discours actuel d’Atletico dépasse le simple cas Barcelone. Le club laisse entendre qu’il refuse, à ce stade, de vendre à quiconque. Le verrou n’est pas seulement catalan, il est global.

Le Barça sous le feu des critiques en Europe

L’onde de choc dépasse largement le duel entre deux géants de la Liga. À Monaco, dans les couloirs du tirage de la Ligue des champions, le comportement de Barcelone a alimenté les conversations entre dirigeants européens.

D’après des sources relayées par Marca, la manière dont le club catalan a contourné les canaux de négociation habituels passe très mal dans le milieu. Au Metropolitano, on parle d’une tentative de « tromper » le marché. Les dirigeants madrilènes estiment devoir répondre par une transparence totale… et par un refus catégorique de poursuivre tout dialogue.

Atletico a tracé une ligne rouge. Barcelone l’a franchie. Alvarez, lui, se retrouve au centre d’un conflit qui dépasse son simple avenir sportif. Reste à savoir jusqu’où ira ce bras de fer, et qui cèdera le premier dans un marché où, soudain, tout le monde regarde Madrid.