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Aston Villa recrute Ibrahim Mbaye du PSG pour 47 millions

Aston Villa n’a pas mis longtemps à réagir après ses déconvenues sur le marché. Le club de Birmingham a trouvé un accord verbal avec le Paris Saint-Germain pour le transfert d’Ibrahim Mbaye, ailier de 18 ans, pour un montant avoisinant les 47 millions de livres. Un pari assumé sur le futur, mais aussi une réponse directe à un été qui a déjà tout bouleversé à Villa Park.

Le dossier s’est accéléré après l’échec de la piste Rafa Leao, finalement parti à Galatasaray. Villa s’est alors tourné vers Mbaye, suivi depuis des mois et déjà ciblé au printemps. À l’époque, plusieurs clubs de Premier League s’étaient penchés sur son cas. Liverpool a étudié la possibilité de le recruter avant de réorienter ses efforts vers un autre talent du PSG, Bradley Barcola. C’est finalement Villa qui a tenu bon.

Mbaye arrive avec un profil clair : ailier droit, percutant, déjà installé dans la rotation du PSG. La saison dernière, il a disputé 24 rencontres de Ligue 1, avec trois buts et deux passes décisives. Des chiffres encore modestes, mais une courbe de progression qui a séduit Unai Emery et la direction sportive.

Un vestiaire retourné en un été

Pour comprendre l’ampleur du mouvement, il suffit de regarder la porte tournante à Aston Villa ces dernières semaines. Youri Tielemans, Morgan Rogers, Ezri Konsa, Lucas Digne : quatre cadres ou quasi-cadres ont quitté le club. Ollie Watkins et Emiliano Martinez sont eux aussi sur le départ, le premier déjà acté, le second en passe de l’être.

Face à cette hémorragie, Villa n’a pas simplement colmaté. Le club a reconstruit. Alejandro Garnacho, Johan Manzambi, Leon Goretzka, Joao Gomes, Aaron Wan-Bissaka, Matteo Ruggeri : une liste de recrues qui ressemble à un mercato de club de Ligue des champions plus qu’à un simple ajustement. À cela s’ajoute un accord trouvé avec Chelsea pour Nicolas Jackson, avant même celui conclu avec Mbaye.

Unai Emery, interrogé avant le choc face à Arsenal programmé un lundi soir, n’a pas esquivé la réalité : ce mercato est brutal, mais assumé.

« Nous avons pris certaines décisions parce que c’est bon pour le club. Nous essayons de rester compétitifs au maximum, mais certaines situations sont claires », a-t-il expliqué. Pour lui, ces ventes ne dévient pas la trajectoire sportive : « Ça ne change pas nos priorités. Nous devons rester les mêmes. Développer fortement les joueurs. »

Le technicien espagnol insiste sur l’équilibre à trouver : des joueurs d’expérience, mais aussi des éléments à très fort potentiel. Mbaye s’inscrit précisément dans cette deuxième catégorie.

Watkins s’en va, Jackson arrive, Mbaye complète le tableau

Le moment le plus fort de la semaine reste sans doute l’aveu public autour d’Ollie Watkins. Emery a confirmé le départ de son buteur vers Al Hilal pour 50 millions de livres. Une séparation chargée d’émotion.

Le coach a raconté un épisode révélateur : Watkins s’est excusé après avoir manqué la défaite contre Brighton, reconnaissant une erreur. Emery a parlé d’un joueur au comportement exemplaire, d’« un gars fantastique », et d’un au revoir scellé « avec un énorme câlin et une petite larme ». Le vestiaire perd un leader, le club perd son buteur, mais la page se tourne.

La relève est déjà désignée : Nicolas Jackson, arraché à Chelsea pour 65 millions de livres, dont le transfert n’attend plus que les derniers détails administratifs après sa visite médicale. Emery ne cache pas son intention de l’intégrer immédiatement. À la question de savoir si Jackson pourrait jouer dès le lundi, il a répondu sans détour : « Espérons. »

Dans ce décor, l’arrivée d’Ibrahim Mbaye prend tout son sens. Villa ne reconstruit pas ligne par ligne, il redessine complètement son animation offensive. Jackson pour reprendre le flambeau de Watkins dans l’axe, Mbaye pour apporter vitesse, profondeur et un duel constant sur le côté droit. Autour d’eux, Garnacho, Goretzka et les autres recrues doivent donner une nouvelle identité à l’équipe.

Emery, lui, assume ce grand chamboulement. Il rappelle avoir déjà vécu ce type de situation, dans d’autres clubs, d’autres championnats. Il se dit « confiant et positif », persuadé que les joueurs recrutés sont « de bons joueurs » et que la clé résidera dans le temps et la cohérence.

Reste une question, simple et tranchante : ce Villa profondément remodelé pourra-t-il rester au niveau d’exigence fixé la saison dernière, ou ce mercato marquera-t-il le début d’une nouvelle ère… plus risquée, mais peut-être encore plus ambitieuse ?