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Arthur Fery freiné en finale par Ignacio Buse à Winston-Salem

Arthur Fery devra encore attendre pour soulever son premier trophée sur le circuit ATP. Huit semaines après avoir électrisé Wimbledon, le Britannique a buté sur Ignacio Buse en finale du Winston-Salem Open, battu sèchement 6-3, 6-2 par le Péruvien.

La marche était trop haute ce samedi en Caroline du Nord.

De Wimbledon à Winston-Salem, l’ascension fulgurante de Fery

Il y a deux mois à peine, Fery naviguait encore hors du top 100. Son parcours jusqu’aux demi-finales à l’All England Club a tout changé : visibilité, confiance, statut. À Winston-Salem, il a poursuivi cette trajectoire ascendante en devenant le premier Britannique à atteindre la finale de cet ATP 250.

La défaite ne l’empêche pas de franchir un nouveau cap. À 24 ans, il grimpera à la 33e place mondiale, assez haut pour dépasser Cameron Norrie et devenir numéro un britannique. Une bascule symbolique, presque brutale.

Mais face à Buse, la belle histoire a trouvé un plafond.

Buse frappe tôt, puis verrouille

Le début de match a laissé croire à un bras de fer. Les deux hommes se neutralisent, tiennent leurs mises en jeu, s’installent. Rien ne semble distinguer vraiment l’un de l’autre.

Puis la première fissure apparaît. À 4-3 Buse, le Péruvien accélère soudain, arrache un break blanc pour mener 5-3 et s’empare du premier set dans la foulée. Le ton est donné. Fery, lui, ne trouve pas la même profondeur, ni les mêmes angles que lors de ses dernières semaines de feu.

Le deuxième set tourne encore plus vite. Buse frappe d’entrée, prend le service de son adversaire, puis enfonce le clou pour se détacher avec un double break. 4-0, la finale lui appartient presque déjà.

Fery se rebiffe, récupère un break, tente de rallumer la flamme. Trop tard. En face, Buse ne tremble pas. Trois jeux de rang pour conclure, une victoire nette, sans appel, qui ne laisse aucune ouverture au suspense.

Buse, plus jeune roi de Winston-Salem

À 22 ans, Ignacio Buse inscrit son nom dans les livres du tournoi : plus jeune vainqueur de l’histoire de Winston-Salem. Ce titre s’ajoute à celui décroché en mai à Hambourg, un ATP 500 où il avait dominé Tommy Paul en finale. Deux trophées en quelques mois, un pas de plus dans la cour des grands.

Sa semaine en Caroline du Nord confirme une tendance claire : Buse ne se contente plus d’être une promesse. Il s’impose, impose son jeu, impose son rythme. Winston-Salem n’a fait que confirmer ce que Hambourg avait annoncé.

Fery déjà tourné vers New York

Pas de temps pour s’apitoyer. Fery boucle ses valises et file vers New York. Le US Open commence dimanche, et le Britannique va découvrir pour la première fois le bouillant décor de Flushing Meadows.

Le tirage ne lui a pas fait de cadeau : un premier tour face à Lorenzo Musetti, tête de série numéro 13. Un test immédiat, dans le vacarme et la tension du dernier Grand Chelem de la saison.

Il ne sera pas seul dans le tableau principal masculin. Cameron Norrie, Jan Choinski, les qualifiés Toby Samuel et Harry Wendelken, ainsi que Jacob Fearnley, repêché comme lucky loser, complètent le contingent britannique. Chez les femmes, Katie Boulter mènera la délégation, accompagnée des qualifiées Fran Jones et Harriet Dart.

En revanche, deux absences pèsent lourd : Jack Draper et Emma Raducanu, tous deux forfaits sur blessure, laissent un vide dans une équipe britannique en pleine recomposition.

Pour Arthur Fery, Winston-Salem restera comme une finale perdue, mais aussi comme une nouvelle preuve qu’il appartient désormais au haut niveau. La question n’est plus de savoir s’il gagnera un titre ATP. Elle est de savoir quand – et sur quelle scène.