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Arsenal déjà en danger de compromettre ses chances de titre en WSL malgré un mercato estival prometteur

Arsenal était l'un des favoris pour remporter la Women’s Super League cette saison, notamment après un mercato impressionnant avec les arrivées de Georgia Stanway et Ona Batlle. Pourtant, après seulement quatre journées, les Gunners risquent déjà de perdre le fil dans une course au titre qui peine à se dessiner.

Leur premier match de Ligue des Champions contre Koge n’a pas été la remontée espérée, même si la victoire a été obtenue dans les dernières minutes. Ce contexte rend la rencontre face à Chelsea, puis le déplacement chez les champions en titre Manchester City, cruciale. Une défaite face aux Blues, qui semblent s’être améliorés après une saison décevante, pourrait laisser Arsenal à sept points des leaders avant d’affronter City. Une situation bien loin des attentes.

Des occasions nombreuses mais stériles

Après une victoire 1-0 contre Brighton lors de la première journée, Arsenal a montré des difficultés à concrétiser ses occasions. Le match nul sans but contre Crystal Palace en est l’exemple, où malgré un xG (expected goals) de 2,56, l’équipe n’a jamais réussi à tromper Pauline Peyraud-Magnin, ancienne gardienne des Gunners. Un scénario similaire s’est reproduit contre Manchester United : un but concédé suite à une erreur de Stanway, puis un but égalisateur très tardif de Smilla Holmberg, sur fond d’un xG élevé de 1,96, témoignant encore d’un manque d’efficacité devant le but.

Problèmes tactiques et gestion d’effectif

La victoire chanceuse contre Koge en Ligue des Champions a mis en lumière d’autres difficultés. L’entraîneure Renee Slegers a fait huit changements, faisant tourner une équipe pourtant réputée pour sa profondeur. Cette rotation a visiblement pénalisé la créativité offensive puisque l’équipe n’a eu qu’un seul tir cadré et un xG bas de 1,2, avant que Mariona Caldentey ne sauve la mise sur penalty à la 93e minute.

Cette situation amène à s’interroger sur la gestion de l’effectif par Slegers, surtout avec un groupe aussi étoffé. Certaines décisions, comme faire débuter Stina Blackstenius, plus adaptée à un jeu dans l’espace, ont suscité des critiques, d’autant plus que la Suédoise n’a pas eu d’impact notable avant d’être remplacée à la pause par Alessia Russo.

Slegers admet que gérer ce luxe de choix n’est pas simple : « On a beaucoup d’options, le défi est de choisir les bonnes combinaisons pour chaque match, tout en conservant une cohérence dans l’équipe. » La complexité réside dans le fait de trouver la meilleure alchimie pour affronter différents types d’adversaires.

Des vieux problèmes récurrents

Une partie des difficultés d’Arsenal vient de leur incapacité à percer les défenses regroupées, un problème connu depuis longtemps. Face à Crystal Palace et Manchester United, elles ont multiplié les occasions sans réussir à marquer. Contre Koge, ce bloc bas a été moins marqué, mais la création d’occasions est restée faible.

« Je pense que l’équipe a commencé à paniquer ces derniers matchs. Il faut simplifier les choses pour que les joueuses puissent avancer. On a montré de la résilience et on a fini par marquer, c’est ça notre focus », a expliqué Slegers après le match.

Une opportunité de redressement face à Chelsea

Malgré ce début difficile, Arsenal dispose de belles opportunités pour inverser la tendance. Leur match contre Chelsea, rival londonien et concurrent direct au titre, est un rendez-vous majeur. Une victoire leur permettrait de regagner confiance et momentum avant un enchaînement chargé avec la Ligue des Champions et la confrontation contre Manchester City.

Si Arsenal ne corrige pas rapidement ces lacunes, cette mauvaise série pourrait peser lourd dans la lutte pour le titre. Néanmoins, le potentiel de cette équipe reste évident. Savoir arrêter cette spirale négative sera la clé pour ne pas voir leurs ambitions s’envoler prématurément.