logo

Angleterre T20I : Buttler et Donald brillent à Southampton

La lumière tombe doucement sur Southampton, mais au Utilita, l’été refuse de s’éteindre. Charith Asalanka gagne le toss, choisit de poursuivre la marque, « en mode moderne ». Harry Brook, capitaine anglais en T20I, assure qu’il aurait pris la batte de toute façon. Parfait, l’affiche est lancée.

L’Angleterre, en rouge vif, envoie un duo inédit en ouverture : Jos Buttler, capitaine de fait derrière les stumps, et Aneurin Donald, 29 ans, enfin propulsé sur la scène internationale. En face, Sri Lanka, en bleu nuit et jaune, aligne une attaque lourde en spin avec Maheesh Theekshana, Wanindu Hasaranga et Dunith Wellalage pour tenter de redresser une année 2026 compliquée en T20I.

Débuts tonitruants pour Aneurin Donald

Theekshana prend la nouvelle balle. Une première caresse de Buttler dans le côté leg pour un simple, et Donald se retrouve face à son premier lancer en international. Pas de temps d’observation.

Il commence par deux runs sur une sweep assurée. Sur la suivante, Sri Lanka croit le piéger : balle plus pleine, plus rapide, qui vient heurter la jambe avant. Revue vidéo demandée, mais la balle a frappé en dehors de la ligne. Donald respire… et contre-attaque aussitôt.

Troisième balle de sa carrière internationale : SIX, énorme frappe au-dessus de midwicket. La suivante ? Une avancée décidée vers le lanceur, façon Harry Brook, et un carve cinglant à travers cover pour quatre. En quelques instants, il justifie le choix de Brendon McCullum, qui vantait avant le match « un joueur capable de partir à fond dès la première balle, avec une puissance brute et un talent énorme ».

À la fin du premier over, l’Angleterre file déjà à 15-0. Le ton est donné.

Buttler passe la surmultipliée

Dushmantha Chameera arrive de l’autre bout, bras fouetté, rythme élevé. Buttler l’accueille sans cérémonie. Un coup de canon à travers cover pour quatre. Puis un coup de poignet sec dans l’axe pour un autre boundary. La caméra attrape Kevin Pietersen et Brendon McCullum, hilares sur le balcon. L’ambiance est légère, presque lunaire, mais sur le terrain, c’est du sérieux.

Buttler enchaîne les frappes : troisième balle, nouvelle frappe tranchante, quatrième, encore un quatre. Les limites tombent des deux côtés du wicket, le champ sri-lankais se fait transpercer. En un clin d’œil, le score grimpe à 31-0 après seulement deux overs, Donald déjà à 12, Buttler à 18. L’Angleterre joue à plein volume.

Wellalage refroidit Donald, Brook entre en scène

Le spin entre rapidement en jeu. Dunith Wellalage prend la balle pour le troisième over. Le plan est clair : casser le rythme, forcer l’erreur. Il y parvient presque aussitôt.

Donald tente de continuer sur la même cadence, mais cette fois, le timing le trahit. Contact en bout de batte, la balle monte vers mid-off. Dasun Shanaka reste solide sous la trajectoire et s’empare de la prise. Aneurin Donald s’arrête à 12 runs, mais avec un taux de frappe vertigineux de 240. Débuts courts, mais impossibles à ignorer.

L’Angleterre se retrouve à 31-1, et Harry Brook fait son entrée, démarche légèrement écartée, presque nonchalante. Il rejoint Buttler au milieu, et les deux hommes s’installent sans panique. Quelques simples bien jugés, cinq runs tirés de l’over malgré le wicket, et le tableau affiche 36-1 après trois overs. Le terrain est plat, le champ extérieur glisse vite : tout crie en faveur d’un gros total.

Un onze remodelé, une tournée à relancer

Derrière ce départ offensif se cache une Angleterre remodelée. Pas de Phil Salt, Jacob Bethell ni Sam Curran, tous absents pour raisons physiques. Jofra Archer, lui, est ménagé après l’été de Test. Brydon Carse purge une suspension disciplinaire. Résultat : Jordan Cox signe son retour en T20I, le premier depuis octobre 2025, tandis que Donald découvre le plus haut niveau en ouverture.

Autour d’eux, un noyau bien connu : Buttler au wicket, Brook avec le brassard, Tom Banton, Will Jacks, Jamie Overton, Liam Dawson, Josh Tongue, Sonny Baker et Adil Rashid complètent le XI.

En face, Sri Lanka cherche de l’air. Dix défaites en quinze T20I cette année, une dynamique à l’envers. Asalanka et ses hommes misent sur les tourneurs – Theekshana, Hasaranga, Wellalage – pour freiner la puissance anglaise et se donner une chance en poursuite.

Le décor est planté : un été international qui refuse de mourir, une Angleterre en mode expérimental mais agressif, un Sri Lanka en quête de redressement. Si les premières balles ont donné le ton, la vraie question est simple : qui imposera son style sur cette série express de six matches en deux semaines ?