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Angel Reese : une athlète fière de son corps

Angel Reese n’est plus seulement une joueuse de basket. C’est un visage, une marque, une cible aussi. À 22 ans, l’ancienne icône des LSU Tigers, désormais figure majeure du basket féminin, vit avec un niveau d’exposition que peu d’athlètes de son âge connaissent. Et chaque photo qu’elle publie en bikini rallume le même débat.

Elle, ne bouge pas d’un centimètre.

Une athlète qui assume chaque image

Depuis plusieurs années, Reese alimente ses réseaux sociaux avec des photos en maillot de bain ou dans des tenues jugées « révélatrices » par certains. Rien de scandaleux pour elle. Rien qu’elle n’assume pas.

Son image dépasse désormais le terrain : apparition dans SI Swimsuit, collaborations répétées avec Victoria’s Secret… Elle a pris place dans un univers où le corps est au centre, sans jamais renier son identité d’athlète.

En 2023, alors qu’elle évoluait encore à LSU, elle pose pour la première fois pour SI Swimsuit. Une étape forte. Elle y porte notamment des maillots échancrés, type string, dans un environnement où la mise en scène du corps est totale. Elle admet alors avoir été surprise par son propre degré de confort devant l’objectif, mais raconte avoir été mise à l’aise sur le plateau. Elle insiste sur un point : elle s’entraîne dur, elle connaît son corps, elle l’accepte tel qu’il est, avec chaque marque, chaque détail, et se sent souvent au sommet de sa féminité en maillot de bain.

Cette bascule vers le monde de la mode ne s’est pas arrêtée là.

De la NCAA au podium Victoria’s Secret

L’année suivante, Reese franchit un nouveau cap. Elle devient la première athlète professionnelle à défiler dans le Victoria’s Secret Fashion Show. Une première historique, qui la place au croisement de deux mondes longtemps cloisonnés : le sport de haut niveau et le défilé ultra-médiatisé.

Sur ce show, elle ne joue pas un rôle timide. Elle revendique son allure, sa silhouette, son énergie. Elle explique alors qu’elle n’a aucune intention de cacher ce corps qu’elle façonne à force de travail. Pour elle, la notion de « sexy » n’est pas un piège, mais un terrain qu’elle choisit d’occuper pleinement, sans s’excuser.

Quelques mois plus tard, elle prolonge cette trajectoire en devenant la première joueuse WNBA à être mise en avant dans une campagne Victoria’s Secret. Encore un jalon. Encore une frontière bousculée.

À chaque étape, les réactions se déchaînent. À chaque étape, elle maintient sa ligne.

« Je suis une belle femme, j’ai un beau corps »

La dernière prise de parole de Reese ne vient pas d’un plateau télé ou d’un shooting, mais de son propre espace : son podcast, Unapologetically Angel. Le titre annonce le ton.

Dans un épisode récent, elle répond frontalement aux critiques qui la sexualisent dès qu’elle poste une photo en bikini. Elle refuse de se laisser enfermer dans ce regard extérieur. Elle rappelle qu’elle est une jeune femme de 22 ans, pas seulement une star à l’image contrôlée.

Elle insiste : elle se considère comme une belle femme, avec un corps dont elle est fière, et pour lequel elle travaille dur. Si elle décide de publier une photo en maillot, elle estime devoir pouvoir le faire sans être réduite à un objet de fantasme ou de polémique. Elle pointe aussi un phénomène récurrent : dès qu’un athlète atteint un certain niveau de notoriété, beaucoup semblent oublier son âge, sa vie personnelle, sa liberté de se présenter comme il ou elle l’entend.

La discussion dépasse alors la simple question d’un cliché en bikini. Elle touche au droit des sportives à contrôler leur image, à être à la fois performantes, visibles, féminines ou non, selon leurs propres codes.

Angel Reese ne promet pas de se calmer, ni de se « ranger ». Tout indique au contraire qu’elle continuera à poster les photos qu’elle veut, quand elle le veut. Les critiques continueront sans doute à pleuvoir.

Elle, visiblement, a déjà choisi de ne plus les laisser dicter ce qu’elle montre de sa vie.