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Ange Postecoglou défend Cristiano Ronaldo après la défaite d'Al-Nassr

Ange Postecoglou monte au front pour défendre Cristiano Ronaldo après la claque d’Al-Nassr

La soirée avait déjà un goût amer. Une défaite 4-0, sèche, sans appel, face à Al-Ain pour entamer la campagne d’AFC Champions League Elite aux Émirats arabes unis. Mais pour Ange Postecoglou, le vrai combat a commencé après le coup de sifflet final, en salle de presse, quand Cristiano Ronaldo s’est retrouvé au centre des critiques.

Une humiliation sur le terrain, une charge en conférence

Champion en titre de Saudi Pro League, Al-Nassr arrivait lancé par un bon début de saison. La chute n’en a été que plus brutale. Battue nettement, l’équipe a quitté le terrain sonnée, et son capitaine, Cristiano Ronaldo, avec elle.

Trois buts en six matches cette saison, mais une prestation terne ce soir-là : le Portugais a peiné à peser sur le jeu. De quoi attiser les reproches. En conférence de presse, un journaliste saoudien est allé droit au but, comme le rapporte le quotidien anglais "Daily Mail". Sa question, à peine voilée : la présence de Ronaldo dans le onze de départ ne freine-t-elle pas l’équipe ? Il a insisté, expliquant que, s’il n’était pas totalement un fardeau, l’attaquant "ne bénéficie pas à l’équipe".

Le ton est alors monté.

Postecoglou, bouclier de son capitaine

Ange Postecoglou n’a pas laissé la critique s’installer. Il a immédiatement pris la défense de son capitaine, fermement, sans détour.

« Cristiano a déjà marqué trois buts. Sa période de préparation a été limitée. Ce n’est pas une question de joueurs. Les joueurs donnent tout et ce sont des joueurs de très haut niveau, avec un caractère magnifique », a-t-il lancé, rappelant les faits et le contexte.

Puis il a déplacé le débat, assumant la responsabilité.

« La responsabilité me revient, à moi, mais vous ne devez pas dire ça de quelqu’un qui reste un modèle pour tout le monde », a-t-il poursuivi, visiblement agacé par la tournure des questions.

Postecoglou a ensuite appuyé là où ça fait mal, sur le respect dû à une carrière comme celle de Ronaldo : « Il faut faire attention quand vous dites ce genre de choses sur des personnes qui ont construit leur carrière en faisant tous les sacrifices pour continuer à jouer. Vous pouvez me critiquer, aucun problème. »

Un échange tendu, une ligne rouge franchie

L’échange aurait pu s’arrêter là. Il a continué. Le journaliste a maintenu sa position, affirmant que Ronaldo n’avait "rien fait" pendant le match.

Réponse immédiate de Postecoglou : « Il n’a rien fait ? Vous regardez un match différent du mien. »

Une phrase sèche, presque glaciale, qui a mis un point final à la discussion. Le message était clair : le coach ne laissera pas son capitaine servir de bouc émissaire après une lourde défaite.

Une star contestée, un vestiaire protégé

Au-delà de l’épisode, la scène dit beaucoup de l’équilibre délicat autour de Cristiano Ronaldo à Al-Nassr. À 39 ans, le Portugais reste la figure centrale du projet, le visage du club et de la Saudi Pro League, mais chaque match sans éclat relance le débat sur son influence réelle sur le terrain.

Postecoglou, lui, a choisi son camp : protéger son vestiaire, protéger son leader, prendre les coups à sa place. Dans un contexte où chaque contre-performance d’Al-Nassr devient un procès public de Ronaldo, l’Australien trace une ligne : la critique, oui, mais pas à n’importe quel prix, ni sur n’importe qui.

La gifle sportive reçue face à Al-Ain restera dans les esprits. Mais c’est peut-être dans cette salle de presse, entre une question insistante et une réponse cinglante, que l’on a vraiment compris jusqu’où Ange Postecoglou est prêt à aller pour défendre son capitaine.