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Alvaro Morata soutient Yamal pour le Ballon d’Or 2026

Alvaro Morata n’a plus le même costume, ni la même scène. Il joue désormais en Segunda Division avec Leganés, loin des projecteurs de la Champions League. Mais sa voix, elle, porte toujours. Invité au micro de Cadena COPE, l’attaquant madrilène a livré un verdict sans détour sur la course au Ballon d’Or 2026 : pour lui, Lamine Yamal a sa place tout en haut.

Il ne se contente pas de le citer parmi les prétendants. Il le hisse au rang des géants actuels. Dans la bouche de Morata, le nom du prodige du Barça arrive aux côtés de Rodri, Khvicha Kvaratskhelia ou Kylian Mbappé. Rien que ça.

« Beaucoup plus intelligent et travailleur qu’on ne le pense »

Morata insiste sur un point que les caméras ne montrent pas toujours : le quotidien, l’obsession du détail, le sérieux d’un gamin de 19 ans (à peine) déjà traité comme un cadre.

« Il est beaucoup plus intelligent et bien plus travailleur que ce que les gens pensent, dans la façon dont il étudie les matchs et se prépare », explique-t-il. Pas une formule polie. Plutôt le constat d’un homme qui a partagé le vestiaire et les séances vidéo avec lui.

Pour Morata, le génie de Yamal ne se limite pas à ses dribbles en bord de ligne ou à ses frappes enroulées. Il parle d’un joueur qui dissèque les rencontres, anticipe les espaces, prépare ses réponses avant même que la défense adverse ne pose la question.

L’Espagne se souvient de Tbilissi

Les deux hommes ont déjà une petite histoire commune en sélection. Quinze matchs disputés ensemble avec l’Espagne, depuis une soirée fondatrice : ce large succès en Géorgie, en septembre 2023. Ce jour-là, Yamal marque pour sa première cape avec La Roja. Morata, lui, signe un triplé.

Cette rencontre ressemble aujourd’hui à un prologue. Le début d’un duo, le premier chapitre d’une trajectoire qui emmènera Yamal bien plus loin. Morata ne l’a pas oublié. Il rappelle surtout ce que le monde entier a découvert ensuite.

« Il dominait l’Europe à 16 ans, et ce que j’ai vu de mes propres yeux est vraiment incroyable », confie l’ancien capitaine de La Roja. La phrase claque comme un certificat d’authenticité. Morata n’est pas un spectateur, il est témoin.

Un palmarès qui ne ressemble pas à son âge

Les chiffres, eux, sont implacables. Formé à La Masia, Yamal affiche déjà huit trophées majeurs à son palmarès. La saison 2024-25 a posé un jalon : un triplé national avec le Barça, comme un rappel que le prodige ne vit pas que de promesses, mais de titres concrets.

Sur la scène internationale, la courbe est encore plus vertigineuse. Euro 2024, Nations League, puis Coupe du monde 2026 remportée avec l’Espagne : Yamal a soulevé les deux trophées les plus prestigieux du football de sélections avant même d’atteindre la pleine maturité. Il devient ainsi le plus jeune joueur de l’histoire à avoir conquis ces deux sommets.

On parle souvent de « génération dorée ». Dans son cas, la formule paraît presque trop faible.

Londres attend son nouveau roi

Le 26 octobre, Londres déroulera le tapis rouge pour la cérémonie du Ballon d’Or 2026. Au milieu des flashs et des vestes de gala, le nom de Lamine Yamal figurera sur la liste des 30 finalistes. Sa simple présence confirme ce que la saison a déjà raconté : il n’est plus un phénomène en devenir, mais un candidat crédible au Golden Ball.

Son statut de favori se construit à la croisée de plusieurs lignes : un rôle central au Barça, une influence déterminante avec l’Espagne, un palmarès déjà lourd et une précocité jamais vue à ce niveau.

D’ici là, aucun répit. Le jeune ailier devra encore enchaîner les performances, porter le Barça en Liga comme en Europe, maintenir ce niveau qui transforme une belle histoire en argument irréfutable.

Morata, lui, a déjà tranché. Le reste du monde, jurés compris, devra bientôt répondre à une question simple : face à un tel mélange de talent, de travail et de titres, comment regarder ailleurs ?