Alexander Zverev : retour sur un premier tour éprouvant à l'US Open
Sur le court, Alexander Zverev a vacillé, mais n’a pas cédé. « Je suis juste heureux d’avoir gagné », a soufflé le tenant du titre de Roland-Garros après un premier tour étouffant, conclu au bout de près de cinq heures. « Bataille incroyable. Beaucoup de hauts et de bas. Presque cinq heures pour un premier tour. Je crois que c’est le premier match de premier tour le plus long de ma vie. »
Un marathon pour entrer dans son US Open. Un rappel aussi de ce qui le hante encore à New York.
En 2020, Zverev s’était approché à une poignée de points de son premier sacre en simple au US Open, avant de s’incliner face à Dominic Thiem. La cicatrice reste vive. « J’ai toujours le sentiment que j’aurais dû gagner en 2020, ça ne change pas », a-t-il reconnu la semaine dernière en conférence de presse. Puis, dans un sourire, une pirouette pour alléger la pression : « J’ai l’impression de faire partie des 128 joueurs qui sont favoris dans le tableau. »
Derrière cette formule, il y a un joueur de 29 ans qui revient d’assez loin, passé par des creux, des blessures, des désillusions, mais qui s’accroche à l’idée qu’un Grand Chelem à New York l’attend encore. Et, dans son box, une constante : un visage familier, celui de Sophia Thomalla.
Sophia Thomalla, présence fidèle dans le box
Depuis plus de cinq ans, la compagne de Zverev suit de près les soubresauts de sa carrière. On la voit souvent, impassible ou crispée, dans les tribunes, à Roland-Garros, à Wimbledon, à New York. Quand les matches s’étirent, elle reste. Quand les matches dérapent, elle reste aussi.
Son histoire, elle, commence loin des courts de tennis.
Sophia Thomalla est née à Berlin-Est le 6 octobre 1989, dans une famille déjà tournée vers la scène. Ses parents, Simone Thomalla et André Vetters, sont tous deux acteurs. Le couple se sépare en 1995, et l’enfance de Sophia se partage alors entre Berlin, Cologne et Kleinmachnow, au gré de la carrière de sa mère.
Très tôt, elle forge une image qui tranche avec les codes lisses du milieu médiatique allemand. Son corps devient une toile assumée. Elle se fait tatouer jeune, avec des pièces marquantes qui racontent autant ses choix que ses influences. L’un de ses tatouages les plus commentés affiche le nom et la date de naissance de l’acteur Sven Martinek, qui a partagé la vie de sa mère à la fin des années 1990, détail relevé par le tabloïd allemand Klatsch-Tratsch.
Une signature visuelle forte, une personnalité affirmée, un parcours d’enfant de comédiens devenue figure publique à part entière : c’est cette femme-là qui accompagne aujourd’hui Zverev dans les tribunes des plus grands courts du monde.
Pendant que l’Allemand rejoue son histoire avec le US Open, entre regrets de 2020 et ambitions renouvelées, elle demeure cette silhouette familière dans son box, témoin privilégié de chaque point arraché, de chaque saison relancée.




