Alex Eala s'ouvre la voie au Singapore Open après le forfait d'Anisimova
Alex Eala remet le couvert cette semaine au Singapore Open. Première apparition depuis son passage à l’US Open, première vraie occasion aussi de mesurer où en est la nouvelle idole du tennis philippin dans un contexte WTA 500 chargé… mais soudain un peu moins.
Avant même qu’elle ne frappe la moindre balle, la numéro 18 mondiale a vu ses chances de titre grimper d’un cran. Un forfait, un seul, a suffi à rebattre les cartes.
Le coup de théâtre Anisimova
Amanda Anisimova avait fait le voyage jusqu’à Singapour. Elle devait être la grande menace de la partie de tableau d’Alex Eala, une possible adversaire en demi-finales, un obstacle majeur sur la route du titre. Elle n’y sera pas.
Touchée au poignet gauche, la numéro 11 mondiale a déclaré forfait et quitte le tournoi avant d’y entrer. À sa place, la lucky loser Viktoria Morvayova intègre le tableau principal. Un coup dur pour l’Américaine, un tournant pour le reste du plateau.
Car Anisimova n’est pas n’importe qui. Quatre titres WTA, deux finales de Grand Chelem l’an dernier, perdues face à Iga Swiatek à Wimbledon et Aryna Sabalenka à l’US Open. Et surtout, un avantage psychologique sur Eala : les deux femmes ne se sont croisées qu’une fois cette saison, au Cincinnati Open, et l’Américaine avait dominé leur duel au deuxième tour.
Son absence fait plus qu’alléger le haut du tableau. Elle l’ouvre en grand.
Eala, nouvelle tête de série n°2 dans les faits
Anisimova était tête de série n°2 à Singapour. En se retirant, elle propulse mécaniquement Alex Eala, tête de série n°3, au rang de deuxième joueuse la mieux classée encore en lice, derrière Mirra Andreeva.
Sur le papier, un scénario se dessine déjà : Andreeva d’un côté, Eala de l’autre, une finale annoncée si les deux tiennent leur rang. La Russe démarre face à Aliaksandra Sasnovich, tombeuse de Daria Kasatkina au premier tour. Le message est clair : personne ne sera servi sur un plateau.
Mais Eala n’a pas le luxe de regarder aussi loin.
Tatiana Prozorova d’abord, rien que Prozorova
Pour la star philippine, tout commence par un nom moins clinquant, mais tout aussi dangereux si elle se relâche : Tatiana Prozorova. La Russe sort d’un succès accroché contre Sofia Costoulas au premier tour et arrive déjà lancée dans le tournoi.
Ce sera une première entre les deux joueuses. Pas de repères, pas de précédent à analyser. Juste une entrée en matière à maîtriser pour ne pas gâcher un tableau qui semble, peu à peu, se dégager devant Eala.
Car le vent continue de tourner en sa faveur.
Vekic tombe, la voie se dégage encore
Sur sa route théorique vers les demi-finales, Alex Eala devait croiser Donna Vekic en quarts. Un test sérieux, une joueuse d’expérience, toujours dangereuse sur ce type de tournoi.
Elle aussi a disparu du paysage.
La Croate a été balayée 6-1, 6-2 par Xinyu Wang dès son entrée en lice. Une déroute, et une autre graine qui s’arrache du tableau. Pour Eala, c’est un obstacle de moins, un peu plus d’air, un peu plus de lumière au bout du tunnel.
Le Singapore Open s’annonçait comme un défi relevé pour son retour après l’US Open. En quelques heures, il s’est transformé en opportunité majeure. Reste à savoir si la jeune star des Philippines saura transformer cette brèche en véritable conquête de titre.




