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Alex Eala s'incline à Flushing Meadows mais prépare l'US Open

MANILLE – Une défaite, mais le sourire aux lèvres. Alex Eala s’est inclinée 6-3 face à son amie proche Iva Jovic lors de l’exhibition *Stars of the Open* le 27 août, dans un Arthur Ashe Stadium bien garni, mais les deux jeunes femmes ont transformé ce rendez-vous en véritable mise en scène de leur complicité à la veille de l’US Open.

Le score raconte une chose, l’ambiance en raconte une autre. Menée 0-2 dans ce set unique, Eala a serré le jeu, retrouvé sa longueur de balle et recollé à 3-3. L’échange s’est durci, les trajectoires se sont tendues, le public a commencé à y croire. Puis la dynamique a tourné. Jovic a serré la vis, aligné trois jeux consécutifs et plié l’affaire en moins d’une heure, confirmant son ascendant du moment.

La jeune Américaine a désormais battu la Philippine à trois reprises en 2026, après leurs duels à Roland-Garros et aux HSBC Championships. Un début de rivalité qui prend de l’épaisseur, même si, pour l’instant, c’est Jovic qui dicte le tempo.

Mais ce soir-là, le résultat n’était qu’un décor.

En fin de rencontre, les deux joueuses ont invité leurs pères à les rejoindre sur le court pour un mini-double mixte improvisé. Quatre silhouettes, deux générations, beaucoup de rires. L’exhibition s’est achevée sur une poignée de mains, un câlin avec leurs papas, et une ovation d’un Arthur Ashe conquis par cette parenthèse familiale au cœur d’un des temples du tennis mondial.

Autre instant fort : Eala et Jovic ont chacune pris le micro pour s’adresser au public dans leurs langues maternelles, ajoutant une touche intime à une soirée déjà chargée en symboles. Une façon de rappeler que derrière les têtes de série et les tableaux, il y a des histoires, des cultures, des familles.

Derrière ce vernis léger se cache pourtant un enjeu très concret : se mettre en rythme pour l’US Open. Les recettes de la soirée seront reversées à la USTA Foundation, mais pour Eala et Jovic, il s’agissait aussi d’un dernier galop d’essai avant le sérieux du Grand Chelem new-yorkais.

Tête de série n°17

Eala débutera face à une qualifiée au premier tour. Un tirage a priori abordable, mais qui ne laisse aucune marge à la déconcentration. En cas de victoire, elle affrontera la gagnante du duel entre Oleksandra Oliynykova et la joueuse invitée Reese Brantmeier. Deux obstacles à franchir pour espérer ce qui ressemble déjà à un rendez-vous écrit.

Car au troisième tour, une affiche brûlante se dessine : un possible nouvel épisode Eala–Jovic. L’Américaine, tête de série n°14, commencera sa campagne contre Magdalena Fręch. La gagnante de ce match se mesurera ensuite à Magda Linette ou à une autre qualifiée au deuxième tour.

Si les deux jeunes femmes tiennent leur rang, Arthur Ashe pourrait de nouveau les voir se faire face. Cette fois, il ne s’agira plus de doubles avec les pères, de messages dans leurs langues natales ou de câlins au filet. Il s’agira de survie dans le tableau, de points, de classement, de prestige.

Eala a perdu l’exhibition, mais elle a gagné un repère de plus face à une adversaire qui la devance pour l’instant dans leur face-à-face. Jovic, elle, a confirmé sa mainmise psychologique tout en gardant la légèreté d’une soirée caritative.

La prochaine fois qu’elles se retrouveront peut-être sur ce même court, le décor sera identique, mais l’atmosphère radicalement différente. Qui prendra alors le dessus dans ce duel naissant qui pourrait bien marquer la nouvelle génération du tennis féminin ?