Absence d'Enzo Fernandez : un choix de Chelsea selon Xabi Alonso
Xabi Alonso assume : l’absence d’Enzo Fernandez face à Luton est un choix Chelsea
La décision est tombée tard, presque à contretemps du reste de la soirée. Alors que Chelsea s’imposait tranquillement 2-0 face à Luton grâce au premier but de Danny Welbeck et à un but contre son camp provoqué par Estevao, un nom manquait sur la feuille de match. Pas n’importe lequel : Enzo Fernandez.
Le milieu argentin, entré en seconde période lors du match d’ouverture de Premier League contre Fulham lundi, n’était cette fois ni titulaire… ni même sur le banc. Un effacement soudain, au moment précis où son avenir à Stamford Bridge semble plus ouvert que jamais.
Un choix « club + entraîneur »
Interrogé après la rencontre, Xabi Alonso n’a pas esquivé. L’Espagnol a confirmé que l’absence de Fernandez résultait d’un choix partagé entre le staff et la direction.
« Nous évaluons individuellement, collectivement, ce qui est le mieux pour l’équipe, pour ce soir, ce qui était mieux pour d’autres joueurs qui devaient jouer et nous avons pris cette décision », a expliqué l’entraîneur de Chelsea, assumant pleinement l’omission de son milieu.
En Argentine, certains rapports affirmaient que Fernandez aurait demandé lui-même à ne pas jouer contre Luton. Alonso a coupé court : « Non, c’était une décision de ma part et du club. »
La question suivante était inévitable : cette mise à l’écart est‑elle liée à des discussions avancées entre Chelsea et Manchester City ? Là encore, Alonso a tenté de ramener le débat au strict terrain sportif : « Non, c’est juste à cause du match aujourd’hui et nous avions d’autres joueurs qui avaient besoin de minutes, et c’était comme ça. »
Manchester City à l’affût
En toile de fond, le dossier enfle. Manchester City préparerait une offre pour recruter Fernandez avant la fermeture du marché estival, avec l’idée de le réunir à nouveau avec Enzo Maresca à l’Etihad Stadium. Le timing interpelle : à quatre jours de la clôture du mercato, voir un joueur de ce calibre sortir complètement du groupe ressemble à un signal fort.
À 25 ans, Fernandez se retrouve au cœur de l’un des derniers grands feuilletons de cette fenêtre de transferts. Son absence face à Luton apparaît comme l’indice le plus clair à ce jour d’un possible départ avant la deadline de mardi soir, 23h, heure britannique.
Alonso, lui, situe sa décision dans un cadre purement interne. Il affirme avoir tranché mercredi après‑midi, après sa conférence de presse où il annonçait pourtant s’attendre à voir l’Argentin participer à la rencontre. Un revirement tardif, qui alimente forcément les spéculations.
« C’est une décision que j’ai prise », insiste-t-il. Il ne confirme pas s’il a parlé directement avec le joueur, mais tient à rappeler le professionnalisme de son milieu : « C’est un bon professionnel. Il s’entraîne bien et je n’ai rien à dire contre lui. C’était juste une décision que nous devions prendre en pensant au match de ce soir et nous verrons pour dimanche [contre Brighton]. »
Entre terrain et mercato, un équilibre fragile
Sur la pelouse, Chelsea a fait le travail. Un succès propre, un but de Welbeck pour lancer sa nouvelle aventure, Estevao qui force un but contre son camp en fin de match, et un Luton maîtrisé. Sur le papier, une soirée tranquille.
Dans les coulisses, l’ambiance est tout autre. Le cas Fernandez cristallise ce fragile équilibre entre impératif sportif immédiat et stratégie de mercato. Alonso parle de gestion de groupe, de minutes à distribuer. Les signaux venus de Manchester vont, eux, dans un tout autre sens.
Le prochain rendez-vous, face à Brighton dimanche, servira de révélateur. Enzo Fernandez réapparaîtra-t-il dans le groupe ? Ou cette mise à l’écart ne sera-t-elle que la première étape d’un départ vers l’Etihad Stadium, à la toute dernière courbe du marché ?




